Adrien Arcand and Dr. Noël Décarie Arrested: La Presse, 30 May 1940

Adrien Arcand et le Dr Noël Décarie arrêtés 30 mai 1940

Adrien Arcand and Dr Noël Décarie arrested:  La Presse, May 30th, 1940. / Adrien Arcand et le Dr Noël Décarie arrêtés 30 mai 1940


ADRIEN ARCAND AND DR. NOËL DÉCARIE ARRESTED

ADRIEN ARCAND ET LE DR NOËL DÉCARIE ARRÊTÉS

EXCLUSIVE ENGLISH TRANSLATION

Source:  La Presse. BANQ numérique


On les a découverts au lac Clément à 14 milles de Nominingue ce matin

They were discovered this morning at Lac Clément, 14 miles from Nominingue

Ces deux arrestations portent à dix le nombre des organisateurs du parti de l’Unité Nationale aux mains de la police. ― Cinq ont comparu.

These two arrests bring to ten the number of National Unity Party organizers now in the hands of the police. ― Five have appeared.

Deux arrestations en Ontario

Two arrests in Ontario

Adrien Arcand, chef du parti de l’Unité Nationale et le Dr Noël Décarie, trésorier de ce parti, ont été appréhendés par la gendarmerie royale canadienne, ce matin, au lac Clément, à 14 milles de Nominingue, dans les Laurentides, où Arcand avait un camp.  Ce matin, Hughes Clément, adjudant provincial des Légionnaires, s’est livré à la police fédérale à Montréal, aux quartiers-généraux de celle-ci, ancien hôtel des postes, rue Saint-Jacques ouest.

Adrien Arcand, leader of the National Unity Party and Dr. Noël Décarie, the party treasurer, were apprehended by the Royal Canadian Mounted Police this morning at Lac Clément, 14 miles from Nominingue, in the Laurentians, where Arcand had a camp.  This morning, Hughes Clément, provincial warrant officer for the Legionnaires, gave himself up to the federal police in Montreal, at its headquarters, a former post office, on Saint-Jacques Street West.

Ceci porte à huit le nombre des arrestations effectuées depuis hier, la gendarmerie, de concert avec la police provinciale ayant déjà arreté les membres suivants:  le major MAURICE SCOTT, directeur national des Légionnaires ou parti des gardes de Fer; HENRI ARCAND, avenue Mount-Pleasant, Westmount, directeur général du transport.

This brings to eight the number of arrests made since yesterday, the RCMP, together with Provincial Police, having already arrested the following members:  Major MAURICE SCOTT, national director of the Legionnaires or party of the Iron Guard; HENRI ARCAND, Mount-Pleasant Avenue, Westmount, Director General of Transport.

MARIUS GATIEN, directeur national de la propagande; PAUL GIGUERE, adjudant national des Légionnaires; G.-R. BARCK, ville St-Laurent, organisateur.

MARIUS GATIEN, national director of propaganda; PAUL GIGUERE, National Legionnaires’ adjutant; G.-R. BARCK, Ville St-Laurent, organizer.

Déjà, à Toronto hier soir, la gendarmerie royale canadienne, division de l’Ontario, avait mis en état d’arrestation Joseph-C. Farr et John-M. Lorimer, de Toronto, deux des organisateurs de l’Unité Nationale dans la province voisine. Chez Farr, les agents auraient saisi toute une documentation que l’on juge très importante. À Montréal, aucun des prévenus n’a opposé de résistance et tous ont suivi les policiers aux quartiers généraux de la police fédérale, rue Saint-Jacques Ouest, à l’ancien hôtel des postes pour être ensuite conduits aux quartiers généraux de la police provinciale.

Already in Toronto last night, the Royal Canadian Mounted Police, Ontario Division, had arrested Joseph-C. Farr and John-M. Lorimer, of Toronto, two of the organizers of National Unity in the neighboring province. At Farr’s, the agents apparently seized substantial documentation considered very important.  In Montreal, none of the defendants offered any resistance and all followed the police to federal police headquarters, Saint-Jacques Street Ouest, at the old post office, and then to Provincial Police headquarters.

Henri Arcand, quand les agents se sont présentés à son domicile, se préparait à quitter Montréal pour une destination que l’on ignore. Il portait un sac de voyage et une voiture l’attendait à la porte. Dans son sac de voyage, on n’aurait découvert aucun papier compromettant. A part certains articles de lingerie, on y trouve des lettres personnelles et des circulaires de publicité commerciale.

Henri Arcand, when the agents showed up at his home, was preparing to leave Montreal for an unknown destination.  He was carrying a travel bag and a car was waiting for him at the door.  In his travel bag, no compromising papers were found.  Apart from certain underwear items, there were personal letters and advertising circulars.

Cinq des accusés en Cour

Five of the accused in Court

Cinq des membres de l’Unité Nationale appréhéndés par la gendarmerie royale, la Sûreté provinciale et la police municipale, au cours de la nuit dernière, ont été traduits devant le juge Rodolphe DeSerres, à midi et demi, en Correctionnelle sous des accusations portées en vertu des articles 39 et 39a de la loi des mesures de guerre au Canada.  M. Jean Tellier, procureur de la Couronne et représentant du procureur général, a déclaré vouloir procédé par voie de mise en accusation et l’enquête des cinq prévenus a été fixée au 5 juin prochain.  Dans l’intervalle, ils seront détenus durant trois jours aux quartiers généraux de la gendarmerie royale canadienne.

Five of the members of National Unity apprehended by the RCMP, the Provincial Police and municipal police, last night, were brought before judge Rodolphe DeSerres, at 12:30 p.m., in Correctional, with charges laid under sections 39 and 39a of the Canadian War Measures Act.  Mr. Jean Tellier, Crown Attorney and representative of the Attorney General, said he wanted to proceed by way of indictment and the investigation of the five defendants has been set for June 5.  In the meantime, they will be detained for three days at the headquarters of the Royal Canadian Mounted Police.

Les inculpés sont Henri Arcand, C.-R. Barck, Paul Giguère, Marius Gatien et le major Maurice Scott et ils sont représentés par Me Salluste Lavery.

The accused are Henri Arcand, C.-R. Barck, Paul Giguère, Marius Gatien and Major Maurice Scott and they are represented by Maître Salluste Lavery.

Adrien Arcand, le Dr Noël Décarie et Hughes Clément comparaissent cet après-midi.

Adrien Arcand, Dr. Noël Décarie and Hughes Clément are appearing this afternoon.

Les accusations portées contre les prévenus

The charges against the defendants

Les prévenus sont accusés d’avoir du 3 septembre au 29 mai 1940 répandu des rapports ou fait des déclarations avec l’intention de causer de la désaffection dans les troupes de Sa Majesté ou d’intervenir dans les succès des armées de Sa Majesté et des pouvoirs alliés; de répandre des rapports de nature à causer du préjudice au recrutement, à l’entrainement et à la discipline, et pouvant être préjudiciables à la sécurité de l’Etat et à la poursuite efficace de la guerre; d’avoir imprimé, publié et mis en circulation des circulaires, périodiques, etc., de nature à causer de la désaffection aux forces de Sa Majesté ou alliées, à nuire au recrutement, à l’entrainement et à la dis-

The defendants are accused of having from September 3 to May 29, 1940 spread reports or made statements with the intention of causing disaffection in His Majesty’s troops or of interfering in the successes of His Majesty’s armies and those of the allied powers; having disseminated reports likely to prejudice recruitment, training and discipline, and which may be prejudicial to the security of the State and to the effective pursuit of the war; having printed, published and circulated circulars, periodicals, etc., likely to cause disaffection among His Majesty’s or the allied forces, hindered recruitment, training and dis-

A SUIVRE SUR LA PAGE 30

TO BE CONTINUED ON PAGE 30

SUITE DE LA PAGE 3

CONTINUED FROM PAGE 3

cipline et destinés ou propres à nuire à la Sûreté de l’Etat ou à la poursuite efficace de la guerre.

cipline and destined or likely to harm the Security of the State or the effective continuation of the war.

Dans la capitale fédérale, une arrestation a également été opérée, dans la banlieue, à East-View, celle d’Alexandre Brosseau, d’Ottawa, un des adeptes de l’Unité Nationale.  On a saisi à son domicile plusieurs brochures d’un caractère subversif.  L’inculpé est âgé de 38 ans.  La Gendarmerie royale canadienne ne peut pas assurer encore si cette littérature a été distribué a Ottawa ou dans les environs, mais elle est sous l’impression que cette littérature avait été expediée des quartiers-généraux de l’Unité Nationale de Montréal à Ottawa.  Les autorités sont sur le qui-vive et exercent tout le district d’Ottawa.

In the federal capital, an arrest was also carried out, in the suburbs, in East-View, of Alexandre Brosseau, of Ottawa, one of the followers of National Unity.  A number of brochures of a subversive nature were seized from his home.  The accused is 38 years old.  The Royal Canadian Mounted Police cannot yet be sure that this literature has been distributed in or around Ottawa, but it is under the impression that this literature had been dispatched from the headquarters of National Unity in Montreal to Ottawa.  The authorities are on the alert and are working the entire district of Ottawa.

La police fédérale et la police municipale ont opéré ces diverses arrestations dans la soirée et de bonne heure ce matin.  Les rumeurs les plus fantaisistes ont couru au sujet d’Adrien Arcand et du Dr Noël Décarie, qu’on n’avait pu localiser la nuit dernière.  On prétendait qu’ils étaient quelque part dans Toronto et qu’on les avait arretés la.  On a ajoutait qu’ils devaient arriver en avions a l’aérodrome de S.-Hubert, vers midi et demi aujourd’hui.  La gendarmerie ne se laisse pas émouvoir par ces racontars.  Pars ses agents dépéchés dans les Laurentides, elle était au courant des allées et venues d’Arcand et de Décarie, mais néanmoins elle prenait ses précautions pour que les deux chefs du parti ne lui échappent pas.  On était intrigué par la présence d’un passe-port émis en 1934 au nom d’Adrien Arcand et portant la photographie de ce dernier.  Cependant, rien n’indiquait que ce passe-port avait déja été utilisé.

Federal and municipal police made these various arrests in the evening and early this morning.  The most fanciful rumors were afoot about Adrien Arcand and Dr Noël Décarie, who could not be located last night.  It was claimed that they were somewhere in Toronto and that they were arrested there.  It was added that they were to arrive by air at the St. Hubert aerodrome around 12:30 pm today.  The RCMP was not moved by these stories.  Through its agents dispatched in the Laurentians, the Force was aware of the comings and goings of Arcand and Décarie, but nevertheless took precautions so that the two party leaders would not escape.  They were intrigued by the presence of a passport issued in 1934 in the name of Adrien Arcand and bearing the photograph of the latter.  However, there was nothing to indicate that the passport had been used.

Ces arrestations ont été opérées conformément aux articles 39 et 39A, de la Loi fédérale des mesures de guerre, mais il semble bien que l’accusation de trahison sera portée contre certains des prévenus.

These arrests were made in accordance with sections 39 and 39A of the Federal War Measures Act, but it appears that the charge of treason will be laid against some of the defendants.

Les autorités de la gendarmerie royale canadienne à Montréal sont muettes sur ce sujet et attendaient des ordres du procureur général.

The authorities of the Royal Canadian Mounted Police in Montreal are silent on this subject and were awaiting orders from the Attorney General.

Dans les perquisitions comme dans les arrestations la gendarmerie a reçu un précieux concours des polices provinciale et municipale.

In the searches as in the arrests, the RCMP received precious assistance from the provincial and municipal police.

NEW!  The Parti Québécois Serves High Finance by Nicolas de l’Isle for the National Unity Party of Canada (1981)

FOREWORD

<i>Le Parti Québécois au service de la Haute Finance</i> by Nicolas de L'Isle (NUPC)

Le Parti Québécois au service de la Haute Finance by Nicolas de L’Isle (NUPC)

I am not a financial translator;
however, there is so little material overall by Arcand and his political parties, that every scrap is important.  I have therefore made an effort to put “The Parti Québécois Serves High Finance” into English.  Some of the process of doing it is described below.

Le Parti québécois au service de la haute finance” by Nicolas de L’Isle for the National Unity Party of Canada (Quebec Section, 1981) is distributed online in a zip folder at various web sites.  Unfortunately, pages 2 and page 5 of this 8-page document are missing.  No date is indicated.  However, it is possible that the covers and other front and back pages also are missing that would have had the date.

A colleague who researches in this area has kindly shared with me some non-restricted materials.  He has given us the paragraphs missing from the version placed online.  These were recovered from a different version of the same title in the print collection at Library and Archives Canada.  The Archives Canada version carries Reference Number OCLC 15957903.

A new “complete” text is therefore now available, or at least, as complete as can be made at this time.  Ottawa has declined to release a copy of the whole document.  Instead, on July 18, 2019, the LAC scanned selected pages (2, 3, 4, 5, 11, 12, and 13, including a bit of overlap text preceding page 2 that we already have in the scan online).  This appears to fill in the missing paragraphs comprising pages 2 and 5.  There is one section title that is partly garbled, and it’s on a page that for the moment I can’t get a copy of.  There’s a glitch on page 7 of the version put online in the zip folder.  Words are certainly missing from that French text.  I can’t do anything about it, perhaps another version will turn up one day that is more complete.

The author, Nicolas de L’Isle, lists a number of men involved in the merger of the public funds in the Caisse de Dépôt et Placement du Québec  with the interests of private (Zionist) wealth.  It would take too long to research their business titles in English some forty years ago.  I am therefore translating their titles, and I hope for the best.  On the same score, an old Quebec statute is quoted by de L’Isle.  Quebec statutes are also passed in English, but it would take a trip to the archives to dig out the official English version from 1981.  So, again, I will translate.

Meanwhile, the general point of the article by Nicolas de L’Isle in 1981 for the National Unity Party of Canada is worth recording in English for posterity.  It ends with a surprise invocation in the spirit of Adrien Arcand:  “WE NEED YOU to fight the forces of darkness …”.

By the way, end notes have been duplicated as footnotes.  A cartoon has been added to the bottom of page 6 (I can see you flipping ahead!)  Since the document is now largely ready, I am putting it online to get it off my desk before 2019 comes to an end.  I’ve bold-highlighted a couple of things of interest to me, (and perhaps to you).  (And yes, I know, I haven’t forgotten, I still owe you materials from the 74th anniversary of the end of Arcand’s WWII internment.  I wish I could whine and complain and explain why it’s late.  But then I’d be telling my story and not his.  All I can do is beg forgiveness, and I’ll never advertise my plans in advance again!)

<i>Le Parti Québécois au service de la Haute Finance</i>, the missing paragraphs

Le Parti Québécois au service de la Haute Finance, the missing paragraphs

The pagination of the two documents is completely different, so the pagination of the French-English tandem presented further below matches the scan found online.  What you are seeing at left is an image of the printed pages obtained from Library and Archives Canada to fill in the missing pages 2 and 5.

My French-Canadian readers may enjoy this post because the two missing French pages are restored.  In addition, you can download the two French fragments here:  / PQ_haute_finance_(1981).zip /

The scan found online has the following subtitle:

“How Noranda Company came under the influence of the Bronfman Brothers with the complicity of the Caisse de Dépôt et Placement du Québec


The parallel text below is the first complete French publication online of Le Parti Québécois au service de la haute finance by Nicolas de L’Isle for the National Unity Party of Canada, and is also the first English translation, as far as I know.


This little exposé by Nicolas de L’Isle for the National Unity Party of Canada shows Jacques Parizeau — the supposed “nationalist”, and “René Lévesque’s renegade party”, the Parti Québécois, in financial bed with the globalists, the Jewish internationalists.

I give you Nicolas de L’Isle.


THE PARTI QUÉBÉCOIS SERVES HIGH FINANCE

Le Parti québécois au service de la haute finance

BY NICOLAS DE L’ISLE for the NATIONAL UNITY
PARTY OF CANADA, 1981

EXCLUSIVE ENGLISH TRANSLATION


 

Le Parti Québécois au service de
la Haute Finance

The Parti Québécois Serves
High Finance

COMMENT LA COMPAGNIE NORANDA EST PASSÉE SOUS L’INFLUENCE DES FRÈRES BRONFMAN AVEC LA COMPLICITÉ DE LA CAISSE DE DÉPÔT ET PLACEMENT DU QUÉBEC

HOW THE NORANDA COMPANY FELL UNDER THE INFLUENCE OF THE BRONFMAN BROTHERS WITH THE COMPLICITY OF THE CAISSE DE DÉPÔT ET PLACEMENT DU QUÉBEC

Deux caractéristiques majeures de notre désolant paysage économique attirent immanquablement l’attention de tout observateur sérieux.  Il ne s’a­git pas de l’inflation, du chômage, des taux d’in­térêts usuraîres ou de notre devise chancelante.

Two major features of our desolate economic landscape inevitably attract the attention of any serious observer.  These are not inflation, unemployment, usurious interest rates or our faltering currency.

Tous ces problèmes angoissants sont bel et bien réels, personne ne sera assez étourdi pour le nier, mais il nous semble que ces maux dépen­dent de deux grandes tendances de fond, de deux périls qui sont en train de nous étouffer.

All of these distressing problems are quite real, no one would be dizzy enough to deny it, but it seems to us that these ills depend on two great underlying trends, two dangers that are stifling us.

ETATISME ECRASANT

CRUSHING STATISM

Il y a d’abord l’implication croissante des gou­vernements dans l’économie, une évolution né­faste des états ploutocratiques qu’encourage la Haute Finance.  Elle s’est avérée par le gonfle­ment continuel de la dette publique et les étatisations qui se multiplient.  Ces fléaux enchan­tent et la bureaucratie qui confirme ainsi l’im­portance de son rôle, et les financiers qui dé­tiennent les cordons de la bourse et tirent les ficelles de la politique.

There is first of all the growing involvement of governments in the economy, a harmful evolution of the plutocratic States encouraged by High Finance.  This has been proved by the continual swelling of the public debt and the growing increase in public ownership.  These afflictions delight both the bureaucracy, the importance of whose role is thus confirmed, and the financiers who hold the purse strings and pull the political strings.

La situation est telle que le quotidien LA PRES­SE titrait (5-9-1981, p. B6):  “L’Etat est, de loin, le plus gros capitaliste du Canada” ; il rapportait ainsi la parution de l’ouvrage GOVERNMENT IN BUSINESS par l’Institut C.D. Howe.  L’au­teur du compte-rendu, M Jean Poulain, le débu­tait comme suit :

The situation is such that the daily newspaper LA PRESSE (5-9-1981, page B6) ran the headline:  “The state is by far the largest capitalist in Canada”; it also reported on the publication entitled GOVERNMENT IN BUSINESS by the C.D. Howe Institute.  The author of the report, Mr. Jean Poulain, began it as follows:

Les divers paliers de gouvernement au Canada ne se contentent pas, de nos jours, de dépenser 40 pour cent de la production globale de biens et services de l’ensemble des Canadiens.

The various levels of government in Canada today are not content to spend 40 per cent of the overall output of goods and services by all Canadians.

Ils ne se contentent pas non plus de réglementer de mille et une façons, par des taxes, subventions, concessions, etc., les dépenses couvrant 60 pour cent du PNB qu’ils ont laissées au secteur privé.

Nor are they content to regulate in a myriad of ways, through taxes, subsidies, concessions, etc., expenditures covering the 60 per cent of GNP that they have left to the private sector.

Non, l’Etat est devenu sans doute l’entreprise commerciale la plus capitaliste du Canada, puis­que l’ensemble des actifs commerciaux qu’il dé­tient totalise $87.8 milliards, selon les données de Statistique Canada pour l’année 1977.

No, the State has become perhaps the most capitalist business enterprise in Canada, since its entire business assets total $87.8 billion according to Statistics Canada data for 1977.

Au bout d’une série de chiffres qui laissent per­plexe, M. Poulain conclait :

After a series of perplexing figures, Mr. Poulain concludes:

Bref, il est présent partout:  malheureusement, il est souvent aussi, imparfait …

In short, it is present everywhere:  unfortunately, it is also often imperfect …

Dans un article précédent (17-8-1981, p. B1), le même journaliste signalait la publication d’une étude de M. Gérard Bélanger, professeur à l’Univer­sité Laval :  L’ECONOMIE DU SECTEUR PUBLIC.  Selon M. Poulain, la thèse que démontre le profes­seur Bélanger est la suivante :

In a previous article (17-8-1981, page B1), the same journalist reports the publication of a study by Gérard Bélanger, a professor at Laval University:  (translation:) THE PUBLIC-SECTOR ECONOMY.  According to Mr. Poulain, the theory demonstrated by Professor Bélanger is the following:

La poursuite de la croissance du gouvernement québécois depuis vingt ans n’est pas synonyme de prospérité :  il serait plus juste de dire que le gou­vernement constitue un frein à l’expansion plu­tôt qu’un moteur de développement.

(suite page 2)

The continued growth of the Quebec government over the last twenty years is not synonymous with prosperity:  it would be more accurate to say that the government is a brake on expansion rather than a driver of development.

(Continued on page 2)

C.P. 120 STATION “R”
MONTRÉAL – CANADA — H2S 2R0

P.O. BOX 120 STATION “R”
MONTREAL – CANADA — H2S 2R0

[1]
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Le Parti Québécois au service de
la Haute Finance

The Parti Québécois Serves
High Finance

Et il appert que cette fâcheuse ‘emmanchure’ provient des initiatives non pas du gouvernement du Québec, mais de celles du gouvernement fédéral, à la fin des années 1950…

And it seems that this meddlesome ‘investiture’ originated from initiatives not of the government of Quebec, but of the federal government, at the end of the 1950s…

LE JOUG DES FINANCIERS
MONDIALISTES

YOKE OF THE GLOBALIST
FINANCIERS

Outre la mise sous tutelle de l’économie par l’Etat, un phénomène extrêmement dangereux se produit.  Remarquez bien qu’aucun périodique “respectable” n’a la possibilité ou le courage de le définir comme nous allons ici le faire:  les prises de contrôle de secteurs industriels énormes par certains spéculateurs et monopolisateurs étrangers à nos traditions.  Leurs accaparements, dont la cadence s’accélère, démontrent que la puissance de cette finance vagabonde se manifeste de plus en plus au grand jour.  Ce trait que nous relevons n’est pas exclusif au Canada.  A travers l’Amérique du Nord entière (et dans le reste du monde), on constate que les grands prêtres du culte du veau d’or amassent fébrilement les richesses sans aucun scrupule.

Aside from placing the economy under government control, an extremely dangerous phenomenon is taking place.  Pay close heed that no “respectable” periodical has taken the opportunity or had the courage to define it as we will do here:  the takeover of huge industrial sectors by certain speculators and monopolists foreign to our traditions.  Their acquisitions, whose rhythm is accelerating, demonstrate that the power of this financial itinerant is increasingly emerging into broad daylight.  This characteristic that we are reporting is not exclusive to Canada.  Across the whole of North America (and in the rest of the world), we can see the high priests of the cult of the golden calf feverishly amassing wealth without scruple.

Pour ce qui est de notre pays, nous pourrions commencer pas citer des noms comme Steinberg, Ivanier, Cohen et autres Cohon [sic], mais ce ne serait que soulever à peine le voile sur le spectre de la dépossession de nos biens matériels, de notre patrimoine national, par un petit groupe de financiers sans frontières.  En fait, si au point de vue économique les “Goyim” du Canada sont actuellement à se faire dévorer jusqu’à l’os, la responsabilité doit être imputée principalement à trois familles, qui engouffrent les plus grosses bouchées du festin:  le clan BELZBERG, à Vancouver; le clan REICHMANN, à Toronto; le clan BRONFMAN, à Toronto et Montréal.

As far as our country is concerned, we could begin by citing names like Steinberg, Ivanier, Cohen and others Cohon [sic], but that would only barely lift the veil on the specter of the dispossession of our material wealth, our national heritage, by a small group of financiers without borders.  In fact, if from an economic viewpoint the “Goyim” of Canada are currently being devoured to the bone, responsibility must be attributed mainly to three families, who are gulping down the largest mouthfuls of the feast:  the BELZBERG clan in Vancouver; the REICHMANN clan in Toronto; and the BRONFMAN clan in Toronto and Montreal.

LES BELZBERG

THE BELZBERGS

Dans la grande ville de la côte du Pacifique, ils sont trois frères, William, Hyman et Samuel Belzberg, à se situer au centre d’un réseau étendu et complexe d’intérêts pécuniaires.  Ils contrôlent Roxboro Investments (1976) Ltd., qui possède plusieurs filiales, dont:  Bel-Alta Holdings Ltd., Bel-Cal Holdings Ltd. et Bel-Fran Investments Ltd.  Cette dernière détient 50 pour cent de la First Commerce Financial Corporation, qui est présidée par un dénommé Gordon Byrn.  Samuel Belzberg, le chef du clan, est aussi président de la First City Financial Corporation, qui, à son tour, a dans son giron un certain nombre de compagnies, dont First City Trust et First City Developments …

In the great city of the Pacific coast, three brothers, William, Hyman and Samuel Belzberg, are at the center of an extensive and complex network of pecuniary interests. They control Roxboro Investments (1976) Ltd., which owns a number of affiliates, including: Bel-Alta Holdings Ltd., Bel-Cal Holdings Ltd. and Bel-Fran Investments Ltd.  This latter owns 50 percent of First Commerce Financial Corporation, chaired by a man named Gordon Byrn.  Samuel Belzberg, the leader of the clan, is also president of First City Financial Corporation, which in turn has a number of companies in its orbit, including First City Trust and First City Developments …

Sam Belzberg a déjà déclaré que s’emparer de compagnies, “c’est comme courir après une femme:  la sensation forte est beaucoup plus avant qu’après où tu l’as eue”(1).  Ces derniers mois, il a eu beaucoup de sensations fortes sans trop grandes satisfactions, puisqu’il a échoué dans sa tentative de prise de contrôle de la maison de courtage new-yorkaise Bâche Group Inc. (en mars), et également dans celle de la troisième plus importante so­ciété de fiducie canadienne, Canada Permanent Mortgage Corp. (en juillet).  Dans cette lutte-ci dont le con­glomérat Genstar Corp. a émergé comme vainqueur, les Belzberg avaient l’appui de HCI Holdings Ltd. (qui est dirigé par un boursier d’origine douteuse, Andrew Sarlos) et de Cemp Investment Ltd. — autrement dit:  Charles et Edgar Bronfman.(2)

Sam Belzberg has already stated that to seize companies is “like chasing a woman.  The thrill is much more before than after you’ve got her.”(1)  In recent months, he has had a lot of thrills without much satisfaction, since he failed in his attempt to take control of the New York brokerage house, Bâche Group Inc. (in March), and also of the third largest Canadian trust company, Canada Permanent Mortgage Corp. (in July).  In the latter struggle from which conglomerate Genstar Corp. emerged the victor, the Belzbergs had the support of HCI Holdings Ltd. (run by a fellow of questionable origin, Andrew Sarlos) and Cemp Investment Ltd. — in other words:  Charles and Edgar Bronfman.(2)

Mais ne nous apitoyons pas sur les Belzberg, car dans leurs récents malheurs, ils sont toujours parvenus à augmenter leur capital en cédant des actions sur-appréciées à leurs rivaux triomphants:  ils ont empoché 100 millions de dollars dans le cas du “Permanent”.  Et c’est ainsi qu’ils continuent à investir—les malins diront:  “spéculer”—, en attendant de faire de nou­velles tentatives de prise de contrôle.  Le 18 août, les journaux nous informaient que les Belzberg, associés avec HCI Holdings, avaient acquis 6.3 pour cent de la Gulf Resources and Chemical Corp. de Houston; la transaction fut rendue possible par un prêt de $12 millions par la Banque Canadienne Impériale de Com­merce.  Le même jour, on apprenait que les Belzberg avaient en plus acheté 5.1 pour cent de la Masonite Corp. de Chicago, en déboursant quelque 25 millions de dollars canadiens avancés cette fois-ci par la Ban­que de Montréal.

But don’t feel sorry for the Belzbergs, for in their recent misfortunes, they always managed to increase their capital by handing over-valued shares to their triumphant rivals:  they pocketed 100 million dollars in the case of the “Permanent”.  And thus they continue to invest — the sly would say “speculate” — to pass the time until their next takeover attempts.  On August 18th, the newspapers informed us that the Belzbergs, associates of HCI Holdings, had acquired 6.3% of Gulf Resources and Chemical Corp. of Houston; the transaction was made possible by a $12-million-dollar loan from the Canadian Imperial Bank of Commerce.  The same day, it was learned that the Belzbergs had also bought 5.1% of Masonite Corp. of Chicago, by paying out some $25 million Canadian dollars advanced this time by the Bank of Montreal.

Les actifs du clan Belzberg dépasseront les $2 milliards cette année.

The assets of the Belzberg clan will exceed $2 billion this year.

LES REICHMANN

THE REICHMANNS

Déplaçons-nous maintenant vers l’est, où nous fe­rons la connaissance d’un autre trio de frères financiers.  Ralph, Albert et Paul Reichmann s’établirent à Toronto au milieu des années 1950, à la suite de leur père Samuel.  A Vienne jusqu’à l’ANSCHLUSS, la famille Reichmann y administrait une firme distri­butrice de produits alimentaires.  En 1938, elle fuit donc l’Autriche, passe en Espagne, puis s’installe sur le sol marocain, qu’elle quitta pour le Canada.  Les Reichmann oeuvrent alors toujours dans le négoce:  dans l’importation de tuiles.

Let’s go East now, where we’ll meet another trio of financial brothers.  Ralph, Albert and Paul Reichman established themselves in Toronto in the mid-1950s on the heels of their father, Samuel.  In Vienna, up until the ANSCHLUSS (the annexation of Austria to Germany in 1938), the Reichman family managed a food-distribution company.  In 1938, they fled from Austria by way of Spain, then installed themselves on Moroccan soil, which they then left for Canada.  The Reichmans at that time were still operating in trading:  tile importation.

A partir de cette base économique insolite, ils se lancèrent dans le domaine de la construction de bâtiments, dans les années 1960, pour s’imposer aujourd’hui comme les égaux des Bronfman — eux qui sont pourtant qualifiés de “Rothschild du Nouveau Monde”.  Si ces derniers semblaient dominer l’immobilier grâce à Cadillac-Fairview Corp. Ltd et Trizec Corp. Ltd, la firme privée des Reichmann, Olympia & York Developments Ltd, s’est révélée comme LA puissance sur le marché.  Ses actifs dépassaient déjà un milliard en 1979, et, par ailleurs, après quelques escarmouches, les Bronfman acceptèrent que les Reichmann achètent une participation dans Tri-

From this unusual economic base, they launched into the field of building construction in the 1960s, holding sway today as the equal of the Bronfmans — who themselves are called the “Rothschilds of the New World”.  If these latter seem to dominate real estate thanks to Cadillac-Fairview Corp. Ltd. and Trizec Corp. Ltd., the Reichmans’ private firm, Olympia & York Developments Ltd., reveals itself as THE power on the market.  Its assets had already exceeded a billion in 1979 and again, after a couple of skirmishes, the Bronfmans agreed to let the Reichmans buy a share in Tri-

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(1) The Gazette, 11-7-1981, p. 38.  “like chasing a woman.  The thrill is much more before than after you’ve got her.”

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(1) The Gazette, 11-7-1981, p. 38.“like chasing a woman.  The thrill is much more before than after you’ve got her.”

(2) The Wall Street Journal, 24-7-1981, p. 6

(2) The Wall Street Journal, 24-7-1981, p. 6

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zec, au coût de $157 millions.  Ainsi, les deux familles ont vu une collaboration s’instaurer entre elles et elle se poursuit à ce jour.

zec, at a cost of $ 157 million. Thus, the two families laid the foundations of a collaboration between them that continues to this day.

Insistons sur le fait que les Reichmann ont la manie du secret, ce qui explique que leur empire, malgré sa taille colossale, soit encore une affaire strictement privée, menée comme une petite entreprise :  impossible de se procurer des actions d’Olympia & York à la Bourse !  Pas question de scruter d’hypothétiques rapports annuels !  Ahurissant mais pourtant vrai !  On rapporte que Paul Reichmann, le stratège du clan qui évite avec soin photographes et reporters, a déjà déclaré :  “Why go public and have bankers and other directors tell us how to manage our own money?”(3)  Il est néanmoins notoire que la Banque de Montréal et la Banque Canadienne impériale de Commerce sont les fournisseuses empressées des Reichmann en argent fraîs (ce sont les mêmes institutions qui viennent de prêter aux Belzberg, notez bien) …

We emphasize the fact that the Reichmanns have a mania for secrecy, which explains why their empire, despite its colossal size, remains a strictly private affair, run like a small business:  it is impossible to acquire shares in Olympia & York on the Stock Exchange!  There is no question of scrutinizing hypothetical annual reports!  Baffling, but true all the same!  It is reported that Paul Reichmann, the strategist of the clan who carefully avoids photographers and reporters, has already said:  “Why go public and have bankers and other directors tell us how to manage our own money?”(3)  It is nonetheless well known that the Bank of Montreal and the Canadian Imperial Bank of Commerce are eager suppliers of fresh money to the Reichmanns (these are the same institutions that have just leant to the Belzbergs, please note) …

Olympia & York a commencé à faire du bruit en acquérant Block Bros. Industries Ltd. de Vancou­ver, en 1978 —une compagnie qui n’avait rien d’israélite en dépit de son nom.  Puis, il y eut la prise de English Property Corp., la société-mère de Trizec, en 1979.  En 1980, les Reichmann versèrent la bagatelle somme de $850 millions peur obtenir 50.1 pour cent de Brinco Ltd., consortium jusque là relié aux Rothschild britanniques.  A l’automne, ils jouèrent ensuite un rôle crucial dins la guerre pour la possession de la première société de fidu­cie du Canada, Royal Trustco Ltd., contribuant à en bloquer la prise de contrôle par le Canadien français Robert Campeau.  Les Reichmann sont dé­sormais les plus gros actionnaires du “Royal” avec 23 pour cent, et leurs associés de Trizec, Ed­ward et Peter Bronfman, suivent avec 17.4% pour cent, détenus par l’entremise de Brascan Ltd.  Remarquons que la confrérie de spéculateurs reçut l’aide de la Banque Canadienne Impériale de Com­merce et de la Banque Toronto-Dominion dans la manoeuvre.  Le plus choquant dans cette affaire est que les cadres anglo-saxons du “Royal”, lors­qu’ils repoussaient l’offre de M. Campeau, ar­guaient qu’ils ne voulaient pas qu’un actionnaire dépasse les 10 pour cent.  Or, comme Brascan Ltd. a exprimé l’intention de grimper à 20 nour cent, la coterie sioniste Bronfman-Reichmann va cumu­ler bientôt 43 pour cent des actions de la firme.  Ses cadres, si braves face à M. Campeau, sont désormais dociles comme des chiens fidèles face à leurs nouveaux maîtres.  Ils l’ont prouvé récemment lors de l’achat de Flagship Banks Inc., de Miami, en effectuant la transaction de manière à ce que la participation des Bronfman et Reichmann ne subis­se pas de baisse. (4)

Olympia & York began to make noise in acquiring Block Bros. Industries Ltd. of Vancouver, in 1978 — a company in no way Jewish despite its name.  Then there was the taking of English Property Corp., the parent company of Trizec, in 1979.  In 1980, the Reichmanns paid a whopping $850 million to get 50.1 percent of Brinco Ltd., a consortium until then connected to the British Rothschilds.  In the fall, they played a crucial role in the war for possession of Canada’s first trust company, Royal Trustco Ltd., helping to block the takeover by French-Canadian Robert Campeau.  The Reichmanns are now the largest shareholders of the “Royal” with 23 percent, and their associates in Trizec, Edward and Peter Bronfman, are next with 17.4% percent, held through Brascan Ltd.  Note that the speculators’ brotherhood received help in that maneuver from the Canadian Imperial Bank of Commerce and the Toronto-Dominion Bank.  The most shocking thing in this case is that the Anglo-Saxon executives of the “Royal”, when they rejected Mr. Campeau’s offer, reasoned that they wanted no shareholder to exceed 10 per cent.  However, as Brascan Ltd. expressed the intention to climb to 20%, the Zionist coterie of Bronfman-Reichmann will soon accumulate 43 percent of the shares of the firm.  Its managers, so brave when faced with Mr. Campeau, are now docile as faithful dogs to their new masters.  They proved it recently with the purchase of Flagship Banks Inc. of Miami, executing the transaction so that the Bronfman and Reichmann shareholdings did not decline.(4)

Au début de 1981, Abitibi-Price Inc. est devenu l’objet de la convoitise des Reichmann.  Olympia & York en possédait une bonne portion avant août 1980, mais quand la lutte pour le contrôle du plus grand producteur de papier au monde s’est dessinée, ils n’ont pas hésité à y entrer de plein pied.  Ils y ont démontré qu’ils avaient les reins plus solides que, entre autres, Thomson Newspapers Ltd.—in­croyable mais vrai!—, dépensant $660 millions pour 94 pour cent des actions.  Ajoutons qu’au printemps de cette année, les Reichmann détenaient en plus 20 pour cent de MacMillan Bloedel Ltd., la plus importante compagnie forestière canadienne, cela grâce à la British Cohunbia Resources Investment Corporation, une société de la Couronne … Ils ont depuis réduit leur part de moitié.  Mais est-ce que cela change beaucoup de choses, puisque l’ac­tionnaire majoritaire de “MacBlo”, Noranda Mines Ltd., a été absorbé par les Bronfman (comme nous le verrons plus bas)?

In early 1981, Abitibi-Price Inc. became the object of Reichmann greed.  Olympia & York owned a good portion of it before August 1980, but when the struggle for control of the largest paper producer in the world was chalked out, they did not hesitate to jump in with both feet.  They have shown that they have more guts than, among others, Thomson Newspapers Ltd. — incredible but true! –spending $660 million for 94 percent of the shares.  We would add that in the spring of this year, the Reichmanns also owned 20 percent of the largest Canadian forestry company, MacMillan Bloedel Ltd., thanks to British Columbia Resources Investment Corporation, a Crown corporation … they have since reduced their share by half.  But does that change things much, since the majority shareholder of “MacBlo”, Noranda Mines Ltd., was absorbed by the Bronfmans (as we will see below)?

Après avoir accompli ces exploits, les Reichmann se sont amusés à quelques menues opérations boursiè­res :  rafle de 5.3 pour cent de Bow Valley Industries Ltd. (5), de 5.9 pour cent de Hiram Walker Resour­ces Ltd. (ce qui représente une valeur de $130 mil­lions …), de 10.1 pour cent de Canada Northwest Land Ltd. (valeur de $26.3 millions).  Toutes ces entreprises sont impliquées dans le pétrole.  Les Reichmann caressent-ils de grands projets dans ce domaine ?  Un avenir prochain nous le dira, puis­qu’ils disposent apparemment d’une capacité finan­cière illimitée …

After accomplishing these exploits, the Reichmanns had fun with a few minor trading operations:  a 5.3 percent stake in Bow Valley Industries Ltd. (5), 5.9 percent of Hiram Walker Resources Ltd. (which represents a value of $130 million …), 10.1 percent of Canada Northwest Land Ltd. (worth $26.3 million).  All of these companies are involved in oil.  Do the Reichmanns have big plans in this area?  The future soon will tell, since they apparently are possessed of unlimited financial capacity …

LES BRONFMAN

THE BRONFMANS

Quant aux Bronfman, il n’est pas dans notre des­sein d’exposer ici leur sinistre épopée.  Cela exige­rait un espace considérable dont nous ne dispo­sons pas, et leur histoire est d’ailleurs plus familière que celle des deux clans précédents.  On pourrait même se demander si leur légende, tant popularisée, n’a pas servi de commode écran pour les agissements de leurs riches coreligionnaires, à l’ins­tar de celle des Rothschild en Europe.  Ce qui ex­pliquerait peut-être que les Reichmann aient été en mesure de demeurer dans l’ombre si longtemps.

As for the Bronfmans, it is not our intention here to lay bare their sinister epic.  This would require considerable space that we do not have, and their story is more familiar than that of the two preceding clans.  One might even wonder if their widely known legend has not served as a convenient screen for the actions of rich fellow Jews, on the model of the Rothschilds in Europe.  Which might explain why the Reichmanns have been able to stay in the shadows for so long.

Quoi qu’il en soit, notre but est de nous concen­trer sur la honteuse “affaire Noranda”—miséra­ble épisode de déchéance pour les Canadiens où le gouvernement péquiste s’est fait le complice des appétits de Peter et Edward Bronfman.

Be that as it may, our goal is to focus on the shameful “Noranda Affair” — a miserable episode of backsliding for Canadians in which the PQ government abetted the appetites of Peter and Edward Bronfman.

Les pions furent posés sur l’échiquier en 1979.  Au cours du printemps, Edper Equities Ltd., la compagnie de Peter et Edward Bronfman où est associé Jaime Ortiz-Patino comme partenaire minoritaire (34 pour cent), arracha à John H. Moore le contrôle du conglomérat Brascan Ltd.  L’ex-­président du conseil d’administration de Brascan, après le coup dont il fut victime, a été décrit ainsi par Peter Newman (un “cousin” des Bronf-

The pawns were placed on the chessboard in 1979. That spring, Edper Equities Ltd., the Peter and Edward Bronfman company where Jaime Ortiz-Patino is a minor partner (34 per cent), took control of the Brascan Ltd. conglomerate away from John H. Moore.  The former chairman of the board of Brascan, following the coup of which he was the victim, was described like this by Peter Newman (a “cousin” of the Bronf-

(3) The Montréal Star, 7-8-1979, p. Dl
The Wall Street Journal, 5-5-1981, p.33

(3) The Montréal Star, 7-8-1979, p. Dl
The Wall Street Journal, 5-5-1981, p.33

(4) The Gazette, 21-7-1981, p. 39.  “Permanent rivals go to OSC” (Ontario Securities Corporation) by Jennifer Hunter of The Gazette, page 39, July 21.

(4) The Gazette, 21-7-1981, p. 39.  “Permanent rivals go to OSC” (Ontario Securities Corporation) by Jennifer Hunter of The Gazette, page 39, July 21.

(5)  The Wall Street Journal, 21-7-1981, p. 41.  Cette compagnie pétrolière a fait de l’exploration au Vietnam communiste.  Selon The Financial Post 500, 6-1981, p.87, Cemp Investment possédait 11 pour cent de Bow Valley, et les frères Seaman de Calgary 16 pour cent.

(5)  The Wall Street Journal, 21-7-1981, p. 41.  This oil company has been exploring in communist Vietnam.  According to The Financial Post 500, 6-1981, p.87, Cemp Investment owned 11 percent of Bow Valley, and the Seaman brothers of Calgary 16 percent.

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man):  “Moore personifies that vaguely endangered species of high-caste Anglicans who still graze in the tranquil pastures of London, Ontario.” (6)  Cette vision est parfaitement justifiée au record des événements.

mans):  “Moore personifies that vaguely endangered species of high-caste Anglicans who still graze in the tranquil pastures of London, Ontario.” (6) This viewpoint is perfectly justified given the record of events.

Dès la fin de mars, les frères Bronfman détenaient environ 1.3 million d’actions de Brascan, obtenues pour $30 millions, et qui en faisaient les plus grands actionnaires.

By the end of March, the Bronfman brothers held approximately 1.3 million shares of Brascan, acquired for $30 million, making them the biggest shareholders.

Moore, pour sa part, disposant de quelques $450 millions provenant de la vente d’actions brésiliens de sa compagnie, décida avec ces collègues de tenter d’acheter la chaîne de magasins F.W. Woolworth Co. — ce qui aurait représenté la plus gros­se transaction jamais réalisée sur une Bourse américaine ($1.3 milliard).  Le même 6 avril où le con­seil se prononçait en faveur du projet, les Bronfman faisaient connaître à chacun de ses membres qu’ils entendaient acquérir Brascan pour $328 millions, en les intimant de ne pas toucher à Woolworth.

Moore, on the other hand, with some $450 million from the sale of Brazilian shares in his company, decided with his colleagues to try to buy the F.W. Woolworth Co. chain of stores — which would have been the biggest deal ever on a US exchange ($1.3 billion).  On the same day, April 6, when the board voted in favor of the project, the Bronfmans informed each of its members that they intended to acquire Brascan for $328 million, telling them not to touch Woolworth.

Il s’ensuivit une guérilla judiciaire pendant laquel­le Edper en profita pour grapiller des blocs d’ac­tions au fil du temps.  Des “investisseurs” en désac­cord avec la gestion de J.H. Moore, Max Tanenbaum et Andrew Sarlos en tête, vendirent aux Bronfman, bientôt suivis par Paul Desmarais, Harrison McCain, Ralph Medjuck, Charles Orenstein et le cousin Charles Bronfman … Au bout de trois mois, Moore s’inclinait, et c’est l’entremetteur Eddy Goodman qui présidait aux modalités de sa ca­pitulation.

There followed a judicial guerrilla war, which Edper took advantage of to grab blocks of shares over time.  “Investors” at odds with J.H. Moore’s management, led by Max Tanenbaum and Andrew Sarlos, sold to the Bronfmans, soon followed by Paul Desmarais, Harrison McCain, Ralph Medjuck, Charles Orenstein and cousin Charles Bronfman.  At the end of three months, Moore bowed down and go-between Eddy Goodman presided over the terms of his surrender.

II est intéressant de noter que Moore a pensé à une certaine tactique pour se défendra (sans qu’el­le ne réussisse):

It is interesting to note that Moore devised a certain tactic to defend himself (although unsuccessfully):

“C’est Keenan (conseiller de Patino) qui a découvert, lors d’un voyage éclair à La Haye, par l’intermédiaire du financier londonien Sir James Goldsmith, que Noranda et Brascan étaient en train de négocier un échange d’actions à caractère défensif.»(7)

“It was Keenan (Patino’s adviser) who during a flash trip to The Hague, discovered through London financier Sir James Goldsmith, that Noranda and Brascan were negotiating a defensive share-swap.” (7)

Ce fait n’est pas à négliger étant donné ce qui est arrivé après …

This fact is not to be overlooked given what happened afterward …

Un autre élément remarquable :  le rôle joué par la Banque Canadienne Impériale de Commerce — encore elle !  Bien que trois membres de son con­seil d’administration (le président Russell Harrison, Alex Macintosh et même John H. Moore) l’aient été également de celui de Brascan, la banque ne se dépêcha pas de prêter à Brascan pour l’acquisi­tion de Woolworth.  Brascan fit ensuite des démar­ches inutiles du côté de la Banque Royale et de la Deutsche Bundesbank pendant que les Bronfman marquaient dès points, pour voir finalement la B.C.I.C. se résoudre à avancer des fonds … La tergiversation a indubitablement bénéficié à Edper.

Another remarkable element:  the role played by the Canadian Imperial Bank of Commerce — again!  Although three members of its board of directors (Chairman Russell Harrison, Alex Macintosh and even John H. Moore) were also members of Brascan, the bank was in no rush to lend to Brascan for the Woolworth acquisition.  Brascan then took futile steps with the Royal Bank and the Deutsche Bundesbank while the Bronfmans were scoring points, to finally see the CIBC decide to advance funds … The procrastination undoubtedly benefited Edper.

Terminons ce sombre chapitre en signalant que Woolworth, que Brascan n’a pas acheté, confor­mément à la volonté des Bronfman, est tombé aux mains de Loews Corp., l’immense consortium diri­gé par Laurence et Preston Tisch, deux sionistes “américains” du même calibre que les Bronfman.  Curieuse coïncidence et bizarre dénouement :  ce qui aurait été un mauvais placement de la part de John Moore est brusquement devenu une brillante opération pour les frères Tisch!

We’ll end this bleak chapter by pointing out that Woolworth, which Brascan did not buy, in accordance with Bronfman’s wishes, fell into the hands of Loews Corp., the huge consortium led by Laurence and Preston Tisch, two “American” Zionists of the same caliber as the Bronfmans.  A curious coincidence and a bizarre denouement:  what would have been a bad investment by John Moore suddenly became a brilliant operation for the Tisch brothers!

[ABÎMÉ] SUS A NORANDA!

[GARBLED] TO NORANDA!

Donc, au moment où Brascan est capturé par Edper, il s’agit d’une firme diversifiée qui regorge de liquidités.  Les Eromfman, forts de cette caisse bien garnie, partent à la recherche d’une nouvelle proie.  C’est Noranda Mines, comme par hasard.

So, at the moment when Brascan is captured by Edper, the firm is diversified and swimming in cash.  The Bronfmans, armed with this well-stocked till, go in search of new prey.  Noranda Mines, as if by chance.

Les Bronfman se mettent à accumuler les titres de la compagnie disponibles sur les places boursières, parviennent à devenir actionnaires majoritaires, mais échouent à prendre le contrôle.  Que s’est-il passé?  Le président de Noranda, Alfred Powis (et son vice -président exécutif Adam Zimmerman) a été plus rusé.  Ayant émis des millions de nouvelles actions, Noranda les a fait acheter par Zinor Hol­dings Ltd. qui regroupe les cadres de Noranda et dont les fonds proviennent des différentes filiales de Noranda!  Le gambit financier de $266 millions fit baisser la proportion de Brascan, lui soutirant la première position.  Les hauts cris de Trevor Eyton, le factotum des frères Bronfman, n’y changèrent rien, et aucune commission de valeurs mobilières n’osa réprimander Powis et Zimmerman à partir des arguments de Brascan.  Et de 1979 à ces derniè­res semaines, Brascan se contenta du rôle de deuxième violon au sein de Noranda, sans un seul re­présentait à son conseil d’administration.

The Bronfmans begin to accumulate shares in the company available on the stock exchanges, manage to become majority shareholders, but fail to take control.  What happened?  Noranda President Alfred Powis (and his Executive Vice President Adam Zimmerman) were more cunning.  Having issued millions of new shares, Noranda had them bought by Zinor Holdings Ltd. which regroups the Noranda executives, and whose funds come from the various Noranda subsidiaries!  The financial gambit of $266 million reduced Brascan’s proportion, pulling it out of top position.  The cries of Trevor Eyton, factotum of the Bronfman brothers, had no effect, and no securities commission dared to reprimand Powis and Zimmerman based on Brascan’s arguments.  And from 1979 to the last few weeks, Brascan has contented itself with playing second fiddle in Noranda, without a single representative on its board.

Le 25 avril dernier, le prestigieux hebdomadaire économique torontois, THE FINANCIAL POST, traçait un bilan de Brascan:

On April 25, the prestigious Toronto business weekly, THE FINANCIAL POST, reported on Brascan:

«Brascan Ltd., le service public brésilien jadis repris par Edgar et Peter Bronfman en 1979, est passée d’une multinationale en difficulté et difficile à gérer à l’une des sociétés de gestion les plus dynamiques et les plus prospères au Canada. Maintenant plus de 50 p.c. détenue par Edper Equities Ltd., une société de portefeuille pour les Bronfmans et l’héritier étain bolivien, Jaime Ortiz-Patino, Brascan en détient aujourd’hui 84 ​​pour cent. de Western Mines Ltd. (appelée Westmin depuis le 8 avril), 15 p.c. de Consumers Glass Co., 14,9 p.c. du Royal Trustco, 12 p.c. de Noranda Mines, 42 p.c. de John Labatt, 30 p.c. London Life Insurance Co., et 20,5 p.c. de son dernier achat, Scott Paper Co., basé à Philadelphie (8)

“Brascan Ltd., the one-time Brazilian utility taken over by Edgar and Peter Bronfman in 1979, has turned itself from a troubled, difficult-to-manage multinational into one of Canada’s most ag­gressive, most successful management companies.  Now more than 50% held by Edper Equities Ltd., a holding company for the Bronfmans and Bolivian tin heir Jaime Ortiz-Patino, Brascan to­day owns 84% of Western Mines Ltd. (called Westmin since April 8), 15% of Consumers Glass Co., 14.9% of Royal Trustco, 12% of Noranda Mines, 42% of John Labatt, 30% of London Life Insurance Co., and 20.5% of its latest purchase, Philadelphia-based Scott Paper Co. (8)

Après avoir demontré l’impressionnante rentabilité du conglomérat avec force statistiques, le jour-

After demonstrating the impressive profitability of the conglomerate with statistical evidence, jour-

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(6) Maclean’s, 9-7-1979, p.31.

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(6) Maclean’s, 9-7-1979, p.31.

(7) Ibid., p. 35

(7) Ibid., p. 35

(8) “Bullish Brascan building a broad base”, p.6; The Wall Street Journal, 21-8-1981, p. 6, indique que Edper Equities Ltd. possède 48 pour cent de Brascan.

(8) “Bullish Brascan building a broad base”, p.6; The Wall Street Journal, 21-8-1981, p. 6, indicates that Edper Equities Ltd. owns 48 percent of Brascan.

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naliste Andrew Allentuck poursuivait:

nalist Andrew Allentuck goes on:

(…) even after investing more than a quarter of a billion dollars, estimates Bâche Halsev Stuart Canada special situations analyst Avner Manaelman, Brascan and its subsidiaries have $1.2 billion dollars more to spend on further acquisitions. (…)

(…) even after investing more than a quarter of a billion dollars, estimates Bâche Halsev Stuart Canada special situations analyst Avner Manaelman, Brascan and its subsidiaries have $1.2 billion dollars more to spend on further acquisitions. (…)

Mandelman believes Brascan may try to increase its 12 p.c. share of Noranda if it can buy more stock at what he calls “a reasonable price”.

Mandelman believes Brascan may try to increase its 12 p.c. share of Noranda if it can buy more stock at what he calls “a reasonable price”.

A source at Brascan agrées, and adds that Brascan would be willing to sell its Noranda holding in exchange for a comparable Canadian resource holding that would give Brascan a profit of at least $200 million on its $293 million investment.

A source at Brascan agrées, and adds that Brascan would be willing to sell its Noranda holding in exchange for a comparable Canadian resource holding that would give Brascan a profit of at least $200 million on its $293 million investment.

A Bay St. analyst speculates that Brascan will continue to seek Noranda shares —despite management’s opposition —and obtain a controlling interest before a tough new anticombines law is passed by Parliament.  Brascan won’t back off from an acquisition battle, admits a company insider.”(9)

A Bay St. analyst speculates that Brascan will continue to seek Noranda shares —despite management’s opposition —and obtain a controlling interest before a tough new anticombines law is passed by Parliament.  Brascan won’t back off from an acquisition battle, admits a company insider.”(9)

Ainsi, derrière un front stabilisé depuis plusieurs mois, des préparatifs prenaient place dans le camp de Brascan.  L’offensive fut toutefois retardée par ce qui avait lieu du côté de Noranda:  la prise de contrôle de MacMillan Bloedel Ltd.

Thus, behind a front stabilized for several months, preparations were taking place in the Brascan camp.  The offensive, however, was delayed by what was happening on Noranda’s side:  the takeover of MacMillan Bloedel Ltd.

On dirait que MM. Powis et Zimmerman, en se lançant dans cette aventure, étaient complètement inconscients de ce qui allait s’abattre sur eux.  L’appropriation de 49 pour cent de “MacBlo” se concrétisa moyennant $627 millions, après une lutte serrée avec B.C.R.L.C. qui se termina au début d’avril.  En outre, le WALL STREET JOURNAL du 22 juillet révéla qu’une filiale de Noranda, la Canada Wire & Cable Co. absorbait la Carol Cable Co., une entreprise américaine, pour $140 millions américains, dont 110 comptant!  Après ces extravagances, Noranda n’était certes plus capable de répéter le tour accompli grâce à Zinor.  De plus, dotée de nouveaux actifs, la compagnie minière devenait un gibier encore plus alléchant par les “rapaces” dorés de la finance sans frontières.

It could be said that Messrs. Powis and Zimmerman, in launching on this adventure, were completely unaware of what was about to befall them.  The appropriation of 49 percent of “MacBlo” materialized for $627 million after a close fight with B.C.R.L.C. which ended in early April.  In addition, the WALL STREET JOURNAL of July 22nd revealed that a subsidiary of Noranda, Canada Wire & Cable Co., was absorbing the Carol Cable Co., a US company, for $ 140 million US, including 110 million in cash! After these extravagances, Noranda was certainly no longer able to repeat the exploit pulled off thanks to Zinor.  To boot, equipped with new assets, the mining company became an even more enticing quarry for the golden “predators” of finance without borders.

SURPRISE:  LA CAISSE DE DÉPÔT APPARAIT…

SURPRISE:  THE CAISSE DE DÉPÔT APPEARS…

Cependant, ridiculisés à une occasion, les Bronfman mettraient tout en oeuvre cette fois-ci pour s’assurer une victoire incontestable.  En mouvement préliminaire, Brascan ramassa 5.5 millions d’actions sur le marché libre au début de juin, pour environ $198 millions, ce qui rehaussait la part des Bronfman à presque 20 pour cent.  La rumeur a alors couru selon laquelle Noranda recherchait l’alliance de grosses compagnies susceptibles de souscrire à une nouvelle émission d’actions.

However, bested once before, the Bronfmans would make every effort this time to ensure an undeniable victory.  In a first move, Brascan picked up 5.5 million shares on the open market in early June, for about $198 million, which raised the Bronfmans’ share to almost 20 percent.  The rumor then circulated that Noranda was seeking the alliance of major companies likely to subscribe to a new share issue.

Puis, coup de théâtre le 24 juillet:  il est proclamé que la Caisse de Dépôt et Placement du Québec s’associait à Brascan pour la prise de contrôle de Noranda.  Les deux parties mettaient en commun, respectivement, 4.4 et 20 millions d’actions dans une nouvelle société, Brascade Resources Inc.; Brascade avait à sa disposition une réserve monétaire de $600 millions, provenant à 50.4 pour cent de Brascan.  La Caisse de Dépôt prévoyait porter sa participation à 30 pour cent de Brascade —soit le maximum autorisé par la loi qui la gouverne.

Then, a dramatic turn of events on July 24: the announcement that the Caisse de Dépôt et Placement du Québec was joining forces with Brascan for the takeover of Noranda.  The two parties pooled 4.4 and 20 million shares respectively in a new company, Brascade Resources Inc.; Brascade had at its disposal a monetary reserve of $600 million, 50.4 per cent coming from Brascan.  The Caisse de Dépôt planned to raise its stake in Brascade to 30 per cent — the maximum allowed by its governing law.

Le but initial de Brascade était, à partir de son 21.5 pour cent de Noranda (28 si on exclut Zinor), de se hausser à un niveau tel que Powis et ses collègues n’auraient pu continuer décemment de refuser d’admettre les Bronfman et leurs mandataires au conseil d’administration.  Avec un assaut soutenu par $921 millions, l’état-major de Brascan escomptait avoir capturé 39 pour cent des actions à la fin du combat.

Brascade’s initial goal, starting from its 21.5 percent of Noranda (28 excluding Zinor), was to rise to such a level that Powis and his colleagues could not have decently continued to refuse to admit the Bronfmans and their representatives onto the board of directors.  With a $921 million-backed assault, Brascan’s chiefs banked on capturing 39 percent of the stock by the end of the fight.

Il faut bien saisir la gravité de ces événements.  recueille les contributions que les personnes physiques et morales du Québec versent obligatoirement à la Régie des rentes, à la Régie de l’assurance automobile, à la Commission de la santé et de la sécurité du travail et à une myriade d’organismes apparentés.  Veut, veut pas, la population du Québec confie des milliards de dollars à la Caisse (autour de 13 en ce moment) et elle est censée faire fructifier cet argent.  Mais voilà que la Caisse collabore avec les “adorateurs du Saint-Argent”.

The gravity of these events must be well understood.  The Caisse de Dépôt et Placement du Québec harvests the contributions that natural and legal persons from Quebec must pay to the Régie des rentes, the Régie de l’assurance automobile, the Commission de la santé et de la sécurité du travail and a myriad related organizations.  Like it or not, the population of Quebec entrusts billions of dollars to the Fund (around 13 at the moment) which is supposed to make this money grow.  But now the Caisse is collaborating with the “worshippers of Holy Money”.

Si avec nous vous n’êtes pas d’accord que vos deniers servent à remplir les coffres de ces “princes” de l’or, il faudra quand même reconnaître que, dans l’immédiat du moins, il n’y a malheureusement pas de mesures de redressement rapides en vue.  Deux articles de la charte de la Caisse stipulent:

If, like us, you take issue with your money being used to fill the coffers of these “princes” of gold, it must nonetheless be recognized that, at least for the moment, there are unfortunately no quick means of redress in sight.  Two provisions of the Charter of the Caisse stipulate:

art. 16—  Le directeur général et les autres membres du conseil d’administration de la Caisse, de même que ses dirigeants et employés, ne peuvent être poursuivis en justice en raison d’actes officiels accompli de bonne foi dans l’exercice de leurs fonctions.

s. 16 — The Director General and the other members of the Board of Directors of the Caisse, as well as its officers and employees, may not be sued by reason of official acts performed in good faith in the exercise of their functions.

art. 17—  Aucun des recours extraordinaires prévus aux articles 834 à 850 du Code de procédure civile ne peut être exercé ni aucune injonction accordée contre la Caisse ou contre les membres de son conseil d’administration agissant en leur qualité officielle.

s. 17 — No extraordinary recourse provided for in sections 834 to 850 of the Code of Civil Procedure may be exercised nor any injunction granted against the Caisse or against the members of its Board of Directors acting in their official capacity.

Les dispositions de l’article 33 du Code de procédure civile ne s’appliquent pas à la Caisse.

“The provisions of Section 33 of the Code of Civil Procedure do not apply to the Caisse.

Deux juges de la Cour d’appel peuvent, sur requête, annuler sommairement tout bref et toute ordonnance ou injonction délivrés ou accordés à l’encontre du présent article.”

“Two judges of the Court of Appeal may, on motion, summarily annul any writ, order or injunction issued or granted contrary to this section.”

__________
(9) Les Affaires, 22-8-1981, p.3

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(9) Les Affaires, 22-8-1981, p.3

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QUI EST RESPONSABLE?

WHO IS RESPONSIBLE?

Maintenant, il ne suffit pas de blâmer “la Caisse”:  parce que, au sein de cette créature de l’Etat SE TROUVENT DES RESPONSABLES que nous allons nous empresser de dénoncer!  D’abord, qui au juste fait partie du conseil d’administration de la Caisse?  Reportons-nous à son dernier rapport annuel, page 9.  En février 1981, étaient administrateurs:

Now, it isn’t enough to blame “the Caisse”:  for within this creature of the State ARE FOUND THOSE ACCOUNTABLE whom we hasten to denounce!  First, just who is on the Board of the Caisse?  Let’s take a look at its last annual report, page 9.  In February of 1981, the directors were:

Jean CAMPEAU, président du conseil et directeur général;

Jean CAMPEAU, Chairman and General Manager;

Claude LEGAULT, vice-président du conseil et président de la Régie des rentes du Québec;

Claude LEGAULT, Vice-Chairman of the Board and Chair of the Régie des rentes du Québec;

André MARIER, président de la société québécoises [sic] d’initiatives agro-alimentaires (SOQUIA);

André MARIER, Chairman of the Quebec Association of Agri-food Initiatives (SOQUIA);

Fernand PARE, directeur général de la Solidarité, Compagnie d’assurance sur la vie;

Fernand PARE, C.E.O. of Solidarity Life Insurance Company;

Pierre PELADEAU, président de Québécor Inc.;

Pierre PELADEAU, Chairman of Québécor Inc.;

Gaston PELLETIER, président-directeur général de la Société de Fiducie Lombard-Odier;

Gaston PELLETIER, Chairman and Chief Executive Officer of Lombard-Odier Trust Company;

Alfred ROULEAU, président et chef de 1a direction de la Confédération des Caisses populaires et d’économie Desjardins du Québec;

Alfred ROULEAU, Chairman and Chief Executive Officer of the Confédération des Caisses populaires et d’économie Desjardins du Québec;

Louis LABERGE, président de la Fédération des travailleurs du Québec (il occupe ce siège depuis 1970 sans interruption — singulier, pour ennemi mortel du “système” et du régime Bourassa!);

Louis LABERGE, Chairman of the Quebec Federation of Labor (he has occupied the post without interruption since 1970 — odd, for a mortal enemy of the “system” and the Bourassa regime!);

Michel GABON, sous-ministre des finances;

Michel GABON, Deputy Minister of Finance;

Richard BEAULIEU, juge et président de la Commission Municipale du Québec;

Richard BEAULIEU, Judge and Chairman of the Quebec Municipal Committee;

Georges LA FOND, trésorier d’Hydro-Québec.

Georges LA FOND, Treasurer of Hydro-Québec.

Les trois derniers sont seulement membres adjoints et n’ont pas droit de vote.  Ajoutons qu’il y avait un siège à pourvoir à la date indiquée.

The last three are only adjunct members and have no voting rights.  We would add that there was a vacancy on the date indicated.

Nous estimons qu’il faille augmenter cette liste des noms d’une partie du personnel de direction, sans le travail duquel la décision de secourir ces “pôvres” Bronfman n’aurait pu être prise :

In our view, this list of names should be expanded with those of some of the management personnel without whose work the decision would not have been made to help these “poor” Bronfmans:

Marcel CAZAVAN, conseiller spécial du p.d.g.;

Marcel CAZAVAN, special advisor to the Chairman and C.E.O.;

Pierre DUFRESNE, conseiller, investissements en actions;

Pierre DUFRESNE, Adviser, equity investments;

Philippe GIRARD, chef du service de la recherche, investissements en actions;

Philippe GIRARD, Head of Research, equity investments;

Reynald HARPIN, conseiller en analyse quantitative, investissements en actions;

Reynald HARPIN, quantitative analysis consultant, equity investments;

Raymond R. LACOURSE, directeur, investissements en actions;

Raymond R. LACOURSE, Director, equity investments;

Serge LECLERC, conseiller, planification des investissements;

Serge LECLERC, Advisor, investment planning;

Pierre MAYER, directeur des études économiques et économiste en chef.

Pierre MAYER, Director of economic studies and Chief economist.

Et qui est membre du conseil d’administration Ressources Brascade Inc.?

And who is on the Board of Directors of Brascade Resources Inc.?

La participation de la Caisse dans Brascade lui a donné le droit de désigner trois des onze administrateurs de la compagnie.  Les trois représentants de la Caisse sont MM. Marcel CAZAVAN, conseiller spécial du président, qui a été élu vice-président du conseil de Brascade, Jean LABRECQUE, directeur général-adjoint, valeurs à revenu fixe, et Jean-Claude SCRAIRE, ex-chef de cabinet du ministre de la Justice, Marc-André Bédard, et maintenant conseiller juridique à la Caisse.

The Caisse’s participation in Brascade gave it the right to appoint three of the eleven directors of the company.  The three representatives of the Caisse are Messrs. Marcel CAZAVAN, special adviser to the Chairman, who was elected vice-chairman of Brascade’s board, Jean LABRECQUE, assistant general manager, fixed income, and Jean-Claude SCRAIRE, former chief of staff to the Minister of Justice, Marc-André Bédard, and now legal advisor to the Caisse.

Du côté de Brascan, les administrateurs délégués au conseil de Brascan sont MM. Trevor EYTON, élu président du conseil et nommé chef dbe la direction de Brascade, Jack COCKWELL, vice-président senior et chef du contentieux, A. William FARMILO, vice-président exécutif, et Robert P. SIMON, vice-président et trésorier, tous des cadres dirigeants de Brascan.  A ces noms s’ajoutent ceux de trois hommes d’affaires ne provenant pas de la direction de Rrascan. (9)

On the Brascan side, the managing directors at the Brascan Board are Messrs. Trevor EYTON, elected Chairman and Chief Executive Officer of Brascade; Jack COCKWELL, Senior Vice President and General Counsel; A. William FARMILO, Executive Vice President, and Robert P. SIMON, Vice President and Treasurer, all Brascan executives.  To these names are added those of three businessmen not from Brascan management. (9)

Faut-il viser encore plus haut pour trouver des responsables?  A notre avis, oui.

Should we aim even higher to find those responsible?  In our view, yes.

IL Y A DU PARIZEAU
LA-DESSOUS

THERE IS SOME PARIZEAU
BEHIND IT

Il est hors de question que l’union indécente* de la Caisse avec Brascan ait pu se réaliser sans la bénédiction du gouvernement péquiste.  Par exemple, on se sera aperçu de la présence de l’ex-chef de cabinet du ministre Bédard dans le conseil de Brascade.

It is undoubted that the indecent union* of the Caisse  with Brascan could not have been achieved without the blessing of the PQ government.  For example, we will have noticed the presence of Minister Bédard’s former chief of cabinet staff on Brascade’s board.

Mais il y a davantage.  Théoriquement, la Caisse est indépendante du gouvernement.  Toutefois, lorsqu’elle dépose son rapport annuel à l’Assemblée Nationale, c’est par l’entremise du ministre des finances.  De plus, en vertu de sa charte, article 6, son conseil d’administration inclut d’office le sous-ministre des finances, qui, s’il n’a pas droit de vote (“membre adjoint”), n’en sert pas moins de lien avec le gouvernement et d’agent d’influence de son ministre.  Ce rôle est tenu par Michel CARON, qui se l’est vu allouer en 1977.  En outre, le premier alinéa de l’article 38 est libelle de la sorte :

But there is more.  Theoretically, the Caisse is independent of the government.  However, when it submits its annual report to the National Assembly, it is through the Minister of Finance.  In addition, by virtue of its charter, at section 6, its Board of Directors automatically includes the deputy minister of finance, who, if he has no right to vote (as an “adjunct member”), serves nonetheless as a connection to the government and agent of influence upon his minister.  This role is held by Michel CARON, who assumed it in 1977.  In addition, the first paragraph of Section 38 is worded this way:

“Chaque membre du conseil d’administration de la Caisse doit, lors de son entrée en fonctions et annuellement par la suite, communiquer au ministre des finances et au conseil d’administration la liste des intérêts qu’il détient dans des compagnies de même que la liste de tels intérêts que détient son conjoint avec un relevé de toutes opérations ayant modifié ces listes dans le cours de l’année.”

“Each member of the Board of Directors of the Caisse  shall, on taking up his duties and annually thereafter, communicate to the Minister of Finance and to the Board of Directors the list of interests he holds in companies as well as the list of such interests held by his spouse with a record of all transactions that modified these lists during the course of the year.”

Que le gouvernement péquiste, et plus particulièrement le ministre Jacques PARIZEAU, pèsent de tout leur poids sur le fonctionnement de la Caisse est franchement un secret de polichinelle.  Les observateurs de la scène politique se souviennent bien de la démission fracassante de M. Eric Kierans du conseil d’administration lors de la campagne réfé-

That the Parti Québécois government, and more particularly minister Jacques PARIZEAU, leans all its weight on the operations of the Caisse is frankly an open secret.  Observers of the political scene clearly remember the resignation of Mr. Eric Kierans from the Board of Directors during the referendum campaign:

[6]
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*  I wonder if when he wrote this, Nicolas de L’Isle had in mind another “indecent union” cartooned on the cover of Adrien Arcand’s Le Goglu  of May 16, 1930.  I’ve translated the cartoon caption for my big upcoming eBook, Christian or Jew?  And I can’t resist a little preview to end this dry financial stuff with a laugh.  We haven’t had one of these little chuckles in awhile, so it’s overdue.  I call it “Beautiful Quebec Resisting An Arranged Marriage”.  Quebec Premier Alexandre Taschereau is the “Jewish High Priest” officiating at the wedding.  The book in his hand contains the wedding vows which he is reading to the couple.  These vows are:  “The Jewish Schools Law”, which recognizes a nationality other than Canadian as having sovereign rights on Quebec soil.  Provincial secretary, Athanase David, is the groom’s Best Man.  Beautiful Quebec is forced to the altar on the carpet of the Constitution to wed beneath her station.  The cartoon is signed “LuLu Goglu”.

Beautiful Quebec Resisting An Arranged Marriage

“Beautiful Quebec Resisting An Arranged Marriage”  “A MARRIAGE THAT REVOLTS HONEST PEOPLE”.  Seen here trampling the Constitution of the country, the Jewish High Priest, Taschereau, nephew of a cardinal, forcibly marrying the pretty province of Quebec to the lusty Jew, who licks his lips.  Satanase David, witness for the groom, is filled with joy, while Baptiste Canayen, father of the Bride, rages powerless to stop the sale of his daughter to the big Jew.  When this historic scene took place in Quebec, the heroes of our history leaped in their frames hooked to the walls, and expressed their disgust.  Was it to end up like this that Quebec had worked and fought so hard?  No, and the Goglus will league together to shred this marriage act obtained by force, treason and perfidy.  Source:  Front page of “Le Goglu”, May 16th, 1930.
 
UN MARIAGE QUI REVOLTE LES HONNETES GENS  On voit ici, piétinant la Constitution du pays, le grand-prêtre juif Taschereau, neveu d’un cardinal, mariant de force la jolie province de Québec au Juif verace, qui se pourlèche les babines.  Satan-ase David, témoin du marié, est au comble de la joie, alors que Baptiste Canayen, père de la mariée, rage sans pouvoir rien faire contre ceux qui vendent sa fille au gros youpin.  Quand cette scène historique se passe, à Québec, on vit les héros de notre histoire bondir dans leurs cadres accrochés aux murs et exprimer leur dégoût.  Est-ce pour que Québec en arrive là qu’ils ont tant travaillé et tant lutté?  Non et les Goglus vont se liguer ensemble pour déchirer cet acte de mariage obtenu par la force, la trahison et la perfidie

 

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rendaire :  celui-ci invoqua les orientations douteuses que le ministère des finances inspirait à l’institution.  Et aussi, quelques jours avant le vote du 20 mai 1980, on a pu entendre un reportage à Radio-Canada (CBF 690) selon lequel les péquistes envisageaient d’utiliser la masse financière que représente la Caisse au cas où ils auraient extorqué un “oui” au peuple :  au moment des supposés négociations sur la “souveraineté-association”, ils en auraient assommé le gouvernement fédéral pour nous mener à la séparation.

he cited the dubious guidelines that the Ministry of Finance breathed into the institution.  And also, a few days before the vote of May 20, 1980, we heard a report on Radio-Canada (CBF 690) to the effect that the Péquistes had planned to use the financial mass of the Caisse in the event they had extorted a “yes” from the people:  during the supposed negotiations on “sovereignty-association”, they would have knocked the federal government out cold to lead us to separation.

La manipulation de la Caisse par Jacques Parizeau est devenue flagrante au fil de la récente crise des Caisses d’entraide.  En effet, il a été possible de lire dans LA PRESSE que :

The manipulation of the Caisse by Jacques Parizeau became blatant during the recent crisis of the Cooperative Caisses.  Indeed, one could read in LA PRESSE that:

(…) dans sa lettre jusqu’ici confidentielle au président Justin Dugal des Caisses d’entraide, le ministre Parizeau donne son accord au plan de relance à certaines conditions, dont le dépôt “d’une partie des liquidités auprès de la Caisse de Dépôt et lacement” qui jouera ainsi un peu un rôle comme celui de la Banque du Canada et de l’Association canadienne des paiements à l’égard des banques à charte et du Mouvement Desjardins notamment.  (10)

(…) in his until-now confidential letter to Chairman Justin Dugal of the Cooperative Caisses, Minister Parizeau agrees to the stimulus plan under certain conditions, including the deposit of “a portion of the cash with the Caisse de Dépôt et Placement du Québec”, which will play a role similar to that of the Bank of Canada and the Canadian Payments Association with respect to chartered banks and the Desjardins Group, in particular.  (10)

Tout cela n’est guère surprenant, puisque la Caisse, née en 1965, a été engendrée par le technocrate Jacques Parizeau ! (11)  Et Parizeau siégea également à son conseil d’administration de 1966 à 1968, alors qu’il était conseiller économique et financier du Conseil des ministres du Québec …

All this is hardly surprising, since the Caisse, born in 1965, was created by technocrat Jacques Parizeau ! (11)  And Parizeau also sat on its Board of Directors from 1966 to 1968, when he was economic and financial advisor to the Quebec Cabinet …

Donc, pour reprendre le mot du chroniqueur Hugh Anderson, “All Quebecers are in bed with the Bronfmans” (12), par la volonté du “nationaliste” Jacques Parizeau et du parti renégat de René Lévesque !

Therefore, to use the words of columnist Hugh Anderson, “All Quebecers are in bed with the Bronfmans” (12), as willed by “nationalist” Jacques Parizeau and René Lévesque’s renegade party.

Il paraît que Trevor Eyton faisait des démarches auprès de la Caisse depuis plus d’un an et demi, soit avant la nomination de Jean Campeau au poste de p.d.g. le 1er mars 1980.  Que la Caisse n’ait conclu l’alliance que récemment s’inscrit dans un contexte particulier.

It appears that Trevor Eyton had been making overtures to the Caisse for more than a year and a half, prior to the appointment of Jean Campeau as Chairman and General Manager on March 1, 1980.  That the Caisse only recently concluded the alliance is part of a particular context.

UN “BON GOUVERNEMENT”
A MAUVAISE GESTION

“GOOD GOVERNMENT” WITH
BAD MANAGEMENT

Sous le “bon gouvernement” du P.Q., la situation économique du Québec est des plus précaire que jamais.  Le “magicien” Parizeau doit recourir à tousses trucs d’illusionniste pour conserver le mythe du “bon gouvernement” qui permet au P.Q. d’avoir la sympathie populaire.  Le déficit budgétaire québécois crève le plafond des $3 milliards et le gouvernement devra emprunter $2.2 milliards—en partie pour défrayer les dépenses courantes, ce qui est très malsain.  Des “trous” sont découverts les uns après les autres dans les bilans des ministères et des agences gouvernementales ; le fameux “trou” d’un demi-milliard à l’Education serait rendu maintenant à $625 millions. (13)

Under the “good government” of the P.Q., Quebec’s economic situation is as precarious as ever.  The “wizard” Parizeau must resort to all his illusionist tricks to preserve the myth of “good government” that allows the P.Q. to have public sympathy.  The Quebec budget deficit is through the ceiling at $3 billion and the government will have to borrow $2.2 billion — part of it to pay for current expenses, which is very unhealthy.  “Holes” are discovered one after another in the balance sheets of government departments and agencies; the famous “hole” of half a billion in Education would now have risen to $625 million. (13)

Le gouvernement péquiste se débat en p[l]eine panique :  l’argentier Parizeau pressure l’Hydro-Québec pour éviter d’augmenter les prélèvements fiscaux directe et multiplie les compressions dans les dépenses sociales.

The PQ government is in a heated panic:  money-man Parizeau is pressuring Hydro-Québec to avoid increasing direct tax cuts and he is multiplying cuts to social spending.

C’est dans cette conjoncture que des institutions gouvernementales comme la Caisse de Dépôt et Placement du Québec se lancent dans des entreprises plus ou moins hasardeuses ; en tout cas, la Caisse assume le déshonneur d’épauler les monopolisateurs Bronfman.  Parce que nous avons été tellement mal administrés ces dernières années, il faut que l’Etat devienne partenaire de ces financiers mondialistes pour qui le Canada est terre de cocaïne mais dont le coeur ne bat que pour Israël, dans l’espérance de regarnir son portefeuille.

In this context, government institutions like the Caisse de Dépôt et Placement du Québec is involving itself in more or less risky businesses; in any event, the Caisse  assumes the disgrace of backing up the Bronfman monopolists.  We have been so badly managed in recent years, that in the hope of replenishing its portfolio, the State has had to become the partner of these globalist financiers for whom Canada is the land of cocaine but whose hearts beat only for Israel.

UNE REACTION
INATTENDUE

AN UNEXPECTED
REACTION

Y a-t-il eu des réactions à ce quasi-scandale ?  Assez curieusement, c’est seulement dans THE GAZETTE que de l’intérêt fut manifesté, en page éditoriale, pour ces développements.  Avec passablement de retard, le 25 août, l’éditorial “Pensions put at risk” critiquait la senteur politique qui imprègne désormais l’administration de la Caisse.  La formation de Ressources Brascade Inc. n’y était que citée en passant :

Were there any reactions to this near-scandal?  Oddly enough, it was only on THE GAZETTE’s editorial page that interest was exhibited in these developments.  After quite some delay, on August 25th, the editorial “Pensions put at risk” criticized the political odor that now pervades the administration of the Caisse.  The formation of Brascade Resources Inc. was only cited in passing:

“More recently, the Caisse has joined with private partners to seek effective control of Noranda Mines Ltd. in Toronto.  And last week it announced a similar partnership, this time with the Quebec government’s Société Générale d’Investissement, [glitch*] had effective control (42 per cent) of Domtar Inc., the pulp and paper giant. (14)

“More recently, the Caisse has joined with private partners to seek effective control of Noranda Mines Ltd. in Toronto.  And last week it announced a similar partnership, this time with the Quebec government’s Société Générale d’Investissement, [glitch*] had effective control (42 per cent) of Domtar Inc., the pulp and paper giant. (14)

C’est Dorntar, “bastion anglo-saxon” de vieille tradition, qui a l’air de tracasser THE GAZETTE, pas la concentration des richesses chez les Bronfman, qui ne sont pas désignés nommément (serait-ce parce qu’ils sont anglophones ?).  Domtar est tellement irritant que le journal publiera un autre éditorial à ce sujet le 27 août (“Make Caisse obey rules”).  Quand la fierté anglo-saxonne s’égare !

It’s Dorntar, the long-time “Anglo-Saxon stronghold”, which seems to bother THE GAZETTE, not the concentration of the Bronfmans’ wealth, who are not mentioned by name (could it be because they are English-speaking?).  Domtar is so irritating that the newspaper will publish another editorial on August 27th (“Make Caisse  obey rules”).  When Anglo-Saxon pride is misplaced!

INFAMIE BANCAIRE

BANKING INFAMY

Et précisément, l’accaparement final de Noranda—un des beaux fleurons de l’establishment anglo-saxon—par la plus célèbre famille sioniste du Canada constitue un symptôme éloquent de l’effondrement moral autant canadien-français que canadien-anglais.  Nous posons cette affirmation en revoyant les étapes subséquentes à l’annonce du pacte Brascan-Caisse de Dépôt.

Emphatically, the final treeing of Noranda — one of the finest jewels of the Anglo-Saxon establishment — by Canada’s most famous Zionist family is an eloquent symptom of moral collapse, as much French-Canadian as English-Canadian.  We assert this on reviewing the steps that followed the announcement of the Brascan-Caisse de Dépôt pact.

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*  Re “glitch”.  There seem to be words missing in the original French text.  I can’t fix that, unless the original line is in another version of the document that shows up some day.
 

 

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Chacun s’attendait à ce que Noranda opposât une parade à la charge des Bronfrnan et de leur valet québécois, ou que la compagnie trouvât un “White Knight” qui vienne la rescaper in extremis.  “L’Establishment anglo-saxon viendra-t-il à la rescousse d’Alfred Powis, le tout-puissant président de Noranda Mines”?, s’interrogeait Normand Lassonde. (15)  Malgré le pessimisme exprimé en quelques milieux (voir THE WALL STREET JOURNAL, 24-7-1981, p.6), d’aucuns anticipaient que Bay Street serre les coudes et repousse les deux neveux du trafiquant de gnole (16) Sam Bronfman …

Everyone expected that Noranda would mount a blockade against the rush of the Bronfrnans and their Quebec steward, or that the company would find a “White Knight” to rescue her in extremis.  “Will the Anglo-Saxon Establishment come to the rescue of Alfred Powis, the all-powerful Chairman of Noranda Mines?” questioned Normand Lassonde.(15)  Despite the pessimism expressed in some circles (see THE WALL STREET JOURNAL, 24-7-1981, p.6), it was anticipated that Bay Street would close ranks and repel the two nephews of rotgut trafficker,(16) Sam Bronfman …

C’est exactement le contraire qui est survenu !

Exactly the opposite happened!

“Huit grandes banques canadiennes—dont les deux banques associés au groupe Noranda—ont accepté d’avancer $1 milliard à la firme Ressources Brascade Inc. dams le but de prendre le contrôle de Noranda. (…)”

“Eight major Canadian banks — two of which banks are associated with the Noranda group — agreed to advance $1 billion to Brascade Resources Inc. to take control of Noranda. (…)”

C’est un coup de maître qu’ont réalisé les dirigeants du tandem Brascan-Caisse de Dépôt en incluant dans le consortium bancaire les deux banques de Noranda :  la Banque (Canadienne Impériale) de Commerce et la Banque Toronto-Dominion.  Neuf des plus importantes maisons de courtage canadiennes, formeront le groupe de courtiers commanditaires. (16)

The directors of the Brascan-Caisse de Dépôt  duo pulled off a master stroke by including in the banking consortium Noranda’s two banks:  the (Canadian Imperial) Bank of Commerce and the Toronto-Dominion Bank.  Nine of Canada’s largest brokerage firms will form the broker-dealer group.(16)

LA PRESSE précisait (p. D3) que l’octuor des créditeurs était mené par la Banque de Montréal et comprenait les six premières banques à charte canadiennes.

LA PRESSE clarified (page D3) that the creditors’ octet was led by the Bank of Montreal and included the top six Canadian chartered banks.

Le monde bancaire canadien, contrôlé par des financiers sans frontières, s’est courbé bien bas devant sa majesté la bande Bronfman …

The banking world in Canada, controlled by financiers without borders, bowed low before His Majesty the Bronfman gang …

Le dénouement inévitable fut connu le 14 août :  Noranda se résignait à céder 12.5 millions d’actions, en permettant ainsi à Brascade de contrôler 37 pour cent des titres de la firme.  Le président Powis cessait d’être seul maître à bord et devra côtoyer les hommes des Bronfman à son conseil d’administration.

The inevitable outcome was known on August 14th:  Noranda resigned itself to selling 12.5 million shares, allowing Brascade to control 37 percent of the company’s stock.  Chairman Powis ceased to be the sole ship’s captain and would have to meet the Bronfman men on his Board of Directors.

ET ENSUITE?

AND THEN?

L’exposé copieux que vous venez de parcourir, malgré son souci de froide exactitude, est plutôt un cri.

The hearty exposé you have just read, despite its concern for cold accuracy, is in fact a cry.

Un cri de dégoût, face à la trahison de nos supposées élites, un cri de révolte devant le déclin que notre nation subit à cause du capitalisme apatride.

A cry of disgust in the face of betrayal by our supposed elites, a cry of revolt at the decline our nation is suffering due to stateless capitalism.

Nous espérons ardemment que ce cri qui vient de retentir soit entendu comme un signe de ralliement, qu’il puisse réveiller de plus en plus de nos compatriotes et qu’ensemble, nous puissions redonner la maîtrise de notre économie à des nationaux.  Que rénové par le CORPORATISME, le système soit résolument au service du peuple canadien et assure son bien-être.  Nous aurons l’occasion de discuter ultérieurement les conditions de cette renaissance» mais en attendant :

We very much hope this resounding cry will be heard as a call to mobilize, that it will awaken more and more of our compatriots, and that together we can restore control of our economy to the nationals.  That, renewed by CORPORATISM, the system be resolutely at the service of the Canadian people and ensure its well-being.  We will have the opportunity to discuss later the conditions of this rebirth but in the meantime:

NOUS AVONS BESOIN DE VOUS pour combattre les forces des ténèbres, pour éliminer les miasmes de la sociale démocratie matérialiste, pour libérer le Canada de la Haute Finance internationale, de la franc-maçonnerie, du communisme et marxisme athées.

WE NEED YOU to fight the forces of darkness, to eliminate the unhealthy air of socialist material democracy, to liberate Canada from international high finance, freemasonry, atheist communism and Marxism.

POUR LA SAUVEGARDE DU PATRIMOINE OCCIDENTAL!

FOR THE SAFEGUARDING OF WESTERN HERITAGE!

POUR LA CIVILISATION
CHRETIENNE!

FOR CHRISTIAN
CIVILIZATION!

Vous, amis lecteurs, ne croyez pas être membres du Parti de l’Unité Nationale du Canada du seul fait de votre abonnement à la revue SERVIAM !  Demander une formule d’adhésion, prenez-en connaissance, remplissez-là et nous la retourner.  Par la suite, vous pourrez devenir membres et être promus au rang de militant !

You, dear readers, don’t think that your subscription to the magazine SERVIAM makes you a member of the National Unity Party of Canada!  Ask for a membership form, read it, fill it out and send it back to us.  Then you can become a member and be promoted to the rank of an activist!

Nicolas de L’ISLE

Nicolas de L’ISLE

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(1) The Gazette, 11-7-1981, p. 38.  “like chasing a woman.  The thrill is much more before than after you’ve got her.”

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(1) The Gazette, 11-7-1981, p. 38.“like chasing a woman.  The thrill is much more before than after you’ve got her.”

(2) The Wall Street Journal, 24-7-1981, p. 6

(2) The Wall Street Journal, 24-7-1981, p. 6

(3) The Montréal Star, 7-8-1979, p. Dl
    The Wall Street Journal, 5-5-1981, p.33

(3) The Montréal Star, 7-8-1979, p. Dl
    The Wall Street Journal, 5-5-1981, p.33

(4) The Gazette, 21-7-1981, p. 39.  “Permanent rivals go to OSC” (Ontario Securities Corporation) by Jennifer Hunter of The Gazette, page 39, July 21.

(4) The Gazette, 21-7-1981, p. 39.  “Permanent rivals go to OSC” (Ontario Securities Corporation) by Jennifer Hunter of The Gazette, page 39, July 21.

(5)  The Wall Street Journal, 21-7-1981, p. 41.  Cette compagnie pétrolière a fait de l’exploration au Vietnam communiste.  Selon The Financial Post 500, 6-1981, p.87, Cemp Investment possédait 11 pour cent de Bow Valley, et les frères Seaman de Calgary 16 pour cent.

(5)  The Wall Street Journal, 21-7-1981, p. 41. & nbsp; This oil company has been exploring in communist Vietnam.  According to The Financial Post 500, 6-1981, p.87, Cemp Investment owned 11 percent of Bow Valley, and the Seaman brothers of Calgary 16 percent.

(6) Maclean’s, 9-7-1979, p.31.

(6) Maclean’s, 9-7-1979, p.31.

(7) Ibid., p. 35

(7) Ibid., p. 35

(8) “Bullish Brascan building a broad base”, p.6; The Wall Street Journal, 21-8-1981, p. 6, indique que Edper Equities Ltd. possède 48 pour cent de Brascan.

(8) “Bullish Brascan building a broad base”, p.6; The Wall Street Journal, 21-8-1981, p. 6, indicates that Edper Equities Ltd. owns 48 percent of Brascan.

(9) Les Affaires, 22-8-1981, p.3

(9) Les Affaires, 22-8-1981, p.3

(10) 25-8-1981, p. Bl.

(10) 25-8-1981, p. Bl.

(11) “(…) Parizeau, qui était, selon l’un des hauts fonctionnaires de l’époque, sûrement l’une des sources majeures du projet, sinon LA source, (…)”.  L’actualité, 11-1979, p.55.

(11)  “(…)  Parizeau, who was, according to one of the senior officials of the time, surely one of the major sources of the project, if not THE source, (…)”.  News, 11-1979, p.55.

(12) The Gazette, 8-8-1981, p. 55.  “All Quebecers are in bed with the Bronfmans”, Hugh Anderson, page 55.

(12) The Gazette, 8-8-1981, p. 55.  “All Quebecers are in bed with the Bronfmans”, Hugh Anderson, page 55.

(13) “Finances PQ”, La Presse, 17-8-1981, p. A7

(13) “Finances PQ”, La Presse, 17-8-1981, p. A7

(14) L’éditorialiste anonyme a commis une erreur :  il aurait fallu écrire “Société Générale de Financement”.

(14) & nbsp; The anonymous editorialist made a mistake :  he should have written “Société Générale de Financement”.

(15) Les Affaires, 1-8-1981, p.23

(15) Les Affaires, 1-8-1981, p.23

(16) Peter Newman “La dynastie des Bronfman”, p.119.

Peter Newman “The Bronfman Dynasty”, p.119.

(17) Le Devoir, 5-8-1981, p. 9

(17) Le Devoir, 5-8-1981, p. 9

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