Couverture arrière (français)

 

Adrien Arcand (circa 1965)

ADRIEN ARCAND.  Journaliste de carrière, M. Arcand fut membre-fondateur et chef du Parti National Social Chrétien, en 1934, le premier parti corporatiste et anticommuniste du Canada.  A la convention nationale de 1938, ce parti fut remplacé par le Parti de l’Unité Nationale du Canada et M. Arcand en fut elu chef par l’una­ni­mité des délégués de huit provinces, aucune autre nom n’étant suggéré.  Cinq mois avant la guerre de 1939-45, M. Arcand avait annoncé l’inévitabilité de cette guerre “qui n’aurait pour résultat que le renversement des empires européens et l’expansion du judéo-communisme sur le monde, uniquement pour la déchristianisation des peuples occidentaux et leur judaisation”.  Le 21 juin 1940, son mouvement fut déclaré “illégal” et M. Arcand fut envoyé avec ses principaux lieutenants canadiens dans des camps de concentration, sous la pression de la juiverie d’Amérique et d’Angleterre.  Il n’en sortit que trois mois après la fin de la guerre.  Il aurait pu être libéré s’il avait voulu “faire sa part loyale pour notre glorieuse alliée soviétique”, ce qu’il refusa obstinément tous les six mois.  M. Arcand prêche, comme seule solution du problème social, le Corporatisme qui est d’esprit occidental et chrétien, qui abolit les factions politiques et les remplace par les classes sociales, qui met fin à la lutte des classes, qui consolide et répand la propriété privée tout en freinant l’égoisme du capitalisme, qui fait du gouvernement le couronnement du peuple plutôt qu’un ennemi constamment agresseur.  Fils d’un organisateur syndicaliste, M. Arcand a milité lui-même dans le syndicalisme, ayant fondé en 1929 le Syndicat des journalistes de Montréal, dont il fut élu président.