Preview:  The Inevitability of a Social Reconstruction, Adrien Arcand (1967)

FOREWORD

This is really the full text in English of Adrien Arcand’s 1967 short document, “L’inévitabilité d’une Reconstruction Sociale”.

L'inévitabilité d'une Reconstruction Sociale, Adrien Arcand (1967)

L’inévitabilité d’une Reconstruction Sociale, Adrien Arcand (1967)

The English has been done from an OCR found online, which is not a scan.  Or, someone retyped it.  The OCR or the retyped transcript looks like an Aaargh document, captured and reproduced again by somebody else.  The document is a PDF delivered in a zip folder.  There are no covers and no publication data.

It might be another talk, it probably is, but that isn’t indicated in the PDF itself.  Only the date of February, 1967 is indicated.  It seems to cap Arcand’s two short essays of 1966, Communism Installed Here and The Revolt of Materialism.

I really like this piece.  I don’t sense any gaps in the text, and in a race to get as much online as possible before the year 2018 comes to an end, here it is.  When I get a scan of the original and can proofread it, the eBook will go online as well.


THE INEVITABILITY OF A SOCIAL RECONSTRUCTION

Adrien Arcand, February 1967

FOR THE FIRST TIME, IN ENGLISH

 

L’inévitabilité d’une
Reconstruction Sociale

The Inevitability of a
Social Reconstruction

Préface

Preface

“La question qui s’agite, est d’une nature telle qu’à moins de faire appel à la religion et à l’Église, il est impossible de lui trouver une solution efficace”.

“The question evoked is of such a nature that unless religion and the Church are called upon, it is impossible to find an effectual solution.”

“Assurément, une cause de cette gravité demande encore à d’autres agents leur part d’activité et d’efforts; nous voulons parler des gouvernants, des maîtres et des riches, des ouvriers eux-mêmes dont le sort est ici en jeu.”

— Léon XIII

“To be sure, a cause of such gravity also demands from other agents their share of activity and of efforts; we want to speak of the rulers, the masters and the rich, the workers themselves, whose fate is at stake here.”

— Leo XIII

La vie est un mystère, la vie est irrationnelle justement parce que c’est un mystère.  La vie est indépendante de la raison humaine, elle vient et évolue avec ou sans la raison.  La raison peut tout au plus aider à orienter certains actes ou certaines phases de la vie, mais sans altérer en profondeur le destin que la Providence a assigné à la vie.  Raison et logique sont des fonctions de l’esprit, des abstractions; la vie est réalité vibrante, influençante et influencée.  Que de fois on entend une personne dire:  “Qui aurait cru qu’un jour je serais rendu là, que j’aurais fait ceci, réussi cela,

Life is a mystery, life is irrational precisely because it is a mystery.  Life is independent of human reason, it comes and it develops with or without reason.  Reason can, at most, help to orient certain acts or certain stages of life, but without deeply altering the destiny assigned to life by Providence. Reason and logic are functions of the mind, abstractions; life is vibrant reality, influencing and influenced.  How often have we heard someone say, “Who would have believed that one day, I would have been there, that I would have done this, succeeded at that,

– 1 –
– 1 –
 

L’inévitabilité d’une
Reconstruction Sociale

The Inevitability of a
Social Reconstruction

manqué dans telle entreprise ! », prouvant par là que la vie est indépendante de la logique et, même, non soumise à la raison ; aidant aussi à prouver que la grâce de Dieu, auteur de toute vie, est et reste l’unique élément auquel la vie peut être soumise.  Le caractère illogique et irrationnel de la vie apparaît non seulement chez l’homme, mais aussi chez les peuples, les cultures et les civilisations, qui apparaissent ou disparaissent sans que la raison humaine puisse en donner d’explication satisfaisante.  Si l’homme pouvait pénétrer le secret de la vie, lui arracher ses mystères, il pourrait faire plus que transmettre la vie, il pourrait la créer et en fixer le cours.  Mais il ne pourra jamais atteindre à cette puissance exclusive du Créateur ni « ex-équer » cette prérogative de Dieu.

or failed in such an undertaking!”, thus proving that life is independent of logic and, even, not subject to reason; helping also to prove that the grace of God, the Author of all life, is and remains the sole element to which life can be submitted.  The illogical and irrational character of life appears not only with man, but also with peoples, cultures and civilizations, who appear or disappear without human reason’s being able to offer a satisfactory explanation.  If man could penetrate the secret of life, wrench from it its mysteries, he might do more than transmit life, he might create it and set its course.  But he can never attain to this exclusive power of the Creator nor “execute” this prerogative of God.

C’est quand l’homme a voulu soumettre la vie — celle des hommes en particulier, celle des nations, celle de la société — à la raison, c’est-à-dire rationaliser vie, que le grand mal moderne a commencé.  La première erreur du modernisme fut bien le rationalisme, qui consiste à faire dépendre la vie, son cours, son destin, de la raison humaine.  Rationaliser un irrationnel !  En deux mots peut s’expliquer le chaos d’où l’humanité paraît incapable de s’extirper, par ses propres moyens.

When man has wanted to submit life—that of men in particular, that of nations, that of society—to reason, meaning to rationalize life, then began the great modern problem.  The first error of modernism was certainly rationalism, which consists in making life, its path, its destiny, depend on human reason.  To rationalize the irrational!  Two words can explain the chaos from which humanity seems incapable of extricating itself, by itself.

Et l’unique appui qu’on peut supposer ou trouver pour le rationaliser, c’est le désir de se libérer de l’autorité que la raison ne peut comprendre, se libérer des mystères, de ce qui ne tombe pas sous la raison, des irrationnels ; le désir vraiment luciférien de voir l’ego créé, qu’on ne peut pas donner soi-même, assumer l’autorité suprême et reconnaître comme loi ce que cet ego a décidé.

And the only support that one might suppose or find for rationalizing it, is the desire to liberate oneself from the authority that reason cannot understand, to liberate oneself from the mysteries, from what does not fall under reason, the irrational; the truly Luciferian desire to see the created ego, that one cannot give to oneself, assume the supreme authority and recognize as law what this ego has decided.  This is Liberalism.

– 2 –
– 2 –
 

L’inévitabilité d’une
Reconstruction Sociale

The Inevitability of a
Social Reconstruction

C’est le libéralisme.  Libéralisme et rationalisme (qui engendrent automatiquement le matérialisme, par voie de cause à effet) ont voulu régenter la vie, en déterminer le cours, en fixer le destin, la codifier, lui donner pour but « la poursuite du bonheur (en ce monde) » et pour fin à atteindre, l’établissement d’un paradis, non dans l’Au-delà, mais sur terre.

This is Liberalism.  Liberalism and rationalism (which automatically engender materialism, by cause and effect) have wanted to rule over life, determine its path, set its destiny, codify it, give it an objective, “the pursuit of happiness (in this world)” and with a view to establishing a paradise, not Beyond, but on Earth.

La forme politique de ce défi au mystère et caractère irrationnel de la vie, est ce qu’on appelle communément D-É-M-O-C-R-A-T-I-E.  Si saint Thomas d’Aquin disait que « en toutes choses, le meilleur gouvernement est celui d’un seul », aujourd’hui on enseigne que le meilleur gouvernement est celui de tous, du « peuple » de la foule anonyme.  Autrefois, on enseignait que le gouvernant a l’autorité sur les gouvernés, aujourd’hui ce sont les gouvernés qui sont le « souverain » et qui génèrent l’autorité.

The political form of this challenge to the mystery and irrational character of life is commonly called D-E-M-O-C-R-A-C-Y.  If Saint Thomas Aquinas said that “in all things, the best government is the government of one”, today we teach that the best government is that of all, that of the “people” of the anonymous multitude.  Formerly, we taught that government has authority over the governed; today it is the governed who are the “sovereign” and who generate authority.

On a donné au mot démocratie, la grandeur, la majesté, l’impératif d’un déisme.  Tant est vrai qu’il faut un « dieu » même lorsque l’on a détrôné Dieu !  Dieu existe encore dans le cœur des masses gouvernées, mais il n’existe pas dans la démocratie gouvernante, que ce soit la « démocratie populaire » d’au-delà ou la « démocratie capitaliste » d’en-deça du « rideau de fer »; car les postulats même de la démocratie (libéralisme, rationalisme) rejettent l’autorité de Dieu et encore plus l’idée de la Royauté du Christ sur les peuples comme sur les hommes.

The word democracy has been given grandeur, majesty, the paramountcy of a deism.  So true is it that a “god” is needed even when God has been dethroned!  God still exists in the heart of the governed masses, but He does not exist in the governing democracy, whether it be “popular democracy” (over there) or “capitalist democracy” outside the “Iron Curtain”; because the very postulates of democracy (liberalism, rationalism) reject the authority of God and even more the idea of the Royalty of Christ over peoples as over men.

– 3 –
– 3 –
 

L’inévitabilité d’une
Reconstruction Sociale

The Inevitability of a
Social Reconstruction

On ne peut définir le mot « démocratie », et quand on essaie de le faire, aucune définition ne correspond à la réalité.  C’est donc un terme purement polémique, une abstraction.  Et l’on sait que la réalité de la vie ne peut être conduite par des abstractions.

The word “democracy” cannot be defined, and when we try to define it, no definition corresponds to reality.  It is therefore a purely polemical term, an abstraction.  And we know that life’s reality cannot be led by abstractions.

Pourtant, la politique est une réalité, peut-être la plus importante des réalités pour l’existence de la société.  Car, indépendamment des milliers de plans, programme et utopies qui se disputent l’adhésion des esprits, on réalise avec une brutale clarté que la politique peut non seulement bouleverser le monde par des guerres, mais encore détruire la religion, fermer les temples, les missions, tuer les religieux, dissoudre la famille, confisquer les biens, abolir le droit de propriété.

However, politics is a reality, perhaps the most important of realities for the existence of society.  Because, independently of a thousand plans, programs and utopias which clamor for adherents, one realizes with brutal clarity that politics can not only overthrow the world with wars, but also destroy religion, close temples, close missions, kill religious orders, dissolve the family, confiscate property, abolish the right to property.

Si les termes politiques sont généralement des abstractions creuses et des mots polémiques, il n’y en a pas moins quelque chose de tangible qui se cache derrière eux pour constituer la grande réalité politique.

If political terms are generally hollow abstractions and polemical words, there is nonetheless something tangible which hides behind them to constitute the great political reality.

On nous dit qu’il y a la Franc-Maçonnerie universelle ou Contre-Église, qu’il y a le grand capital international, qu’il y a l’anti-christianisme messianique, qu’il y a toutes sortes d’organisations syndicales, sociales ou économiques ayant toutes une influence sur le jeu de la politique.  Ce ne sont pas là des questions d’opinions.  C’est vrai ou ce n’est pas vrai.  Ce sont des faits ou ce sont des mythes.  Ceux qui ont fait des études et publié des livres sur ces questions, affirment que c’est vrai ; les influences mondiales dénoncées ou démasquées ne nient jamais ; ou si elles nient, c’est avec si peu de bruit qu’on n’en entend pas les échos.

We are told that there is universal Freemasonry or the Counter-Church, that there is the great international capital, that there is messianic anti-Christianity, that there are all sorts of trade-union, social or economic organizations which have an influence on the play of politics.  Those are not matters of opinion.  It is true or it isn’t true.  These are facts or they are myths.  Those who have studied and published books on these questions affirm that it is true; the global influences denounced or unmasked never deny it; or if they deny it, it is with so little noise that the echo cannot be heard.

S’il y a du libéralisme économique dans le monde, c’est

If there is economic liberalism in the world, this is

– 4 –
– 4 –
 

L’inévitabilité d’une
Reconstruction Sociale

The Inevitability of a
Social Reconstruction

parce qu’il y a au pouvoir un libéralisme politique qui le permet, qui légifère pour lui, au nom de « liberté du commerce », la « liberté d’initiative », la « liberté d’action », S’il n’y avait pas d’abord de libéralisme politique, il n’y aurait pas, comme conséquence, de libéralisme économique.  Nos sociologues attaquent avec beaucoup de vigueur le libéralisme économique (une conséquence), sans jamais l’identifier ni le localiser.  Mais, dans une gêne timorée que l’on pourrait carrément appeler de la frousse, ils n’attaquent jamais le cause :  le libéralisme politique.  Ne serait-ce pas à cause de cette crainte (qui peut équivaloir à de la lâcheté ou de la trahison du christianisme), que les choses vont de mal en pis, que nos chefs sont en alarme et que l’ennemi gagne du terrain ?  Le libéralisme économique engendre le mal social par son mépris de l’être humain, qu’on estime être un capital, un élément production, un élément consommation, un terme de rendement, un quotient d’impôt, avant de le considérer comme une image même du Créateur, un être sublime appelé à être le cohéritier du Christ, vivant passagèrement sur cette terre dans l’unique but d’atteindre au bonheur céleste.

because there is a political liberalism in power which allows it, which legislates for it, in the name of “freedom of trade”, “freedom of initiative”, “freedom of action”.  If there were no political liberalism first, there would not be, as a consequence, economic liberalism.  Our sociologists vigorously attack economic liberalism (a consequence), without ever identifying it or pinpointing it.  But in a fearful self-consciousness that might frankly be called the jitters, they never attack the cause:  political liberalism.  Would this not be because of this fear (which may amount to cowardice or the betrayal of Christianity), that things are going so badly, that our leaders are alarmed and that the enemy is gaining ground?  Economic liberalism causes social harm through its contempt for the human being, that we think of as a capital, a production element, a consumption element, a production term, a tax quotient, before we think of him as the very image of the Creator, a sublime being called to be the co-heir of Christ, living temporarily on this Earth with the sole view of attaining celestial happiness.

Tout ce qu’on pourra dire ou écrire sur le mal social, sur les formules pour le guérir, sera temps et peine perdus aussi longtemps que ne sera pas corrigée sa cause :  le libéralisme économique.  De même, temps et peine perdus toutes les spéculations sur le libéralisme économique, simple fruit qui pousse sur l’arbre du libéralisme politique.  Quand le libéralisme, déjà perdu dans la confusion, emmêlé à n’en plus sortir dans les filets de ses propres erreurs, aura fait son temps et aura croulé, on pourra espérer la reconstruction de la société sur des bases de vraie inspiration, de vraie justice et de vraie charité chrétiennes. En attendant, ce sont encore les poisons des

All that can be said or written on the social problem, on the formulas to cure it, is a waste of time and effort as long as the cause is not corrected:  economic liberalism.  Likewise a waste of time and effort are all these speculations on economic liberalism, the mere fruit that grows on the tree of political liberalism.  When liberalism, already lost in confusion, so enmeshed it can no longer exit the tangle of its own errors, has outlived its time and collapsed, we can hope for a reconstruction of society on foundations of real inspiration, real justice and real Christian charity.  Meanwhile, the poisons

– 5 –
– 5 –
 

L’inévitabilité d’une
Reconstruction Sociale

The Inevitability of a
Social Reconstruction

Encyclopédistes, de leurs successeurs socialistes, communistes et marxistes, qui se partagent la direction politique du monde tant en Occident que dans les pays situés derrière les « rideau de fer » et de « bambou ».

remain of the Encyclopedists, their successors the socialists, communists and marxists, who share the political management of the world as much in the West as in those countries behind the “Iron” and “Bamboo” Curtains.

Comme Dieu Lui-même, comme la vie, le christianisme est un mystère, fondé sur des mystères que seule la foi peut faire accepter par la raison.  Seul le christianisme ne rationalise pas la vie.  Seul il la vit, parce que sa source même, le Christ, est la Vie et le principe de toute vie.  C’est pourquoi, seul il est apte à reconstruire le monde, la société, quand le château de bois vermoulu édifié par la petite raison humaine se sera écroulé.

Like God Himself, like life, Christianity is a mystery, founded on mysteries that only faith can make reason accept.  Only Christianity does not rationalize life.  It alone lives it, because its very source, the Christ, is Life and the principle of all life.  This is why it alone is capable of reconstructing the world, society, when the house of gilded wood built by little human reason will have tumbled down.

En attendant, on peut tâtonner, si l’on veut, autour de la Coopération, par exemple, qui ne peut bien fonctionner que comme outil adjuvant de la Corporation, puisque autrement la Coopération ne peut être qu’une pauvre et incomplète compétitrice du marchand ordinaire, établie sur des données identiques à celles des compagnies anonymes ou à fonds sociaux.

Meanwhile, we can grope, so to speak, around Cooperation, for example, which cannot work well except as a tool to enhance Corporation, since otherwise Cooperation can only be a poor and incomplete competitor for the ordinary merchant, established on facts identical to those of anonymous companies, or those on social funds.

Seule, la Corporation peut apporter ce dont on parle tant sans jamais le donner :  la démocratie, en donnant à chaque classe sociale sa représentation politique (à la place des coteries partisanes), son pouvoir de légiférer sur ses propres problèmes, d’organiser la finance et l’économie de ses propres activités, de réglementer ses propres conditions, et inféodant les Corporations dans l’État lui-même afin que, sur les grands problèmes politiques affectant la vie de toute la nation, les classes sociales puissent avoir, comme telles, leur voix délibérante dans les conseils de la

Only the Corporation can bring about what is so much talked about but never given:  democracy, by giving to each social class its political representation (instead of partisan coteries), its power to legislate on its own problems, to organize the financing and the economics of its own activities, to regulate its own conditions, and by integrating the Corporations into the State itself so that, on the great political problems affecting the life of the whole nation, the social classes as such can have their deliberative vote in the councils of the

– 6 –
– 6 –
 

L’inévitabilité d’une
Reconstruction Sociale

The Inevitability of a
Social Reconstruction

nation.  Mais Corporation et Démocratie libérale se contredisent formellement, tant dans leur origine, leur inspiration et leur opération que dans leur but propre, et la Démocratie libérale ne pourra jamais permettre, au nom de sa propre existence, l’établissement du Corporatisme.

nation.  But Corporation and Liberal Democracy positively contradict each other, as much in their origin, inspiration and operation as in their respective goals, and Liberal Democracy, in the name of its own existence, can never allow the establishment of Corporatism.

Comme pour la vie des hommes, la vie des Cultures et des Civilisations a une naissance, une enfance, une adolescence, une maturité, une vieillesse et une mort.

As with the lives of men, the lives of Cultures and of Civilizations have a birth, a childhood, an adolescence, a maturity, an old age, and a death.

La féodalité a passé par là.  La démocratie libérale a passé tous ces stages, et tout ce qui se passe aujourd’hui à la surface de l’Histoire, indique bien clairement que le système qui nous a apporté tant de maux après avoir promis tant de paradis terrestres différents, est à l’agonie.  Il faut attendre son trépas, dans les grandes secousses dont il a lui-même posé les conditions.  Puis ce sera la vraie forme chrétienne de la justice sociale :  le CORPORATISME, dans l’inéluctable et majestueuse résurgence de l’Autorité, celle des hommes qui ne rougira pas de s’exalter dans l’humilité de se subordonner à l’Autorité du Christ, Roi des hommes, Roi des peuples, Roi de la terre, Roi de l’univers.

Feudalism took that path.  Liberal Democracy has gone through all these stages, and all that is happening today on the surface of History shows quite clearly that the system which has brought us so much misery after promising so many different earthly paradises, is in agony.  We must await its passing in the great seismic tremors whose causes it has itself laid down.  Then there will be the true Christian form of social justice:  CORPORATISM, in the unavoidable and majestic resurgence of Authority, that of men who do not blush to exalt themselves in the humility of subordinating themselves to the Authority of Christ, the King of men, the King of peoples, the King of the Earth, the King of the Universe.

février 1967 Adrien ARCAND

February 1967 Adrien ARCAND

– 7 –
– 7 –

Subscribe, there’s always more to enjoy!
Abonnez-vous, il y a toujours plus à apprécier!

1 thought on “Preview:  The Inevitability of a Social Reconstruction, Adrien Arcand (1967)

  1. Pingback: Soldier of Christ, an update:  A Papal Encyclical motivated Arcand’s political fight | Down With Hate!

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s